-- -- -- / -- -- --
Nationale

Les enseignants du primaire reconduisent leur grève

Les enseignants du primaire reconduisent leur grève

Le malaise persiste dans le secteur de l’éducation nationale. Ce lundi encore, plusieurs établissements du primaire étaient paralysés par le mouvement de grève déclenché par les enseignants.

En conséquence les élèves de plusieurs établissements à travers le territoire national étaient contraints de retourner chez eux dès la matinée. De ce fait, des milliers d’élèves étaient privés d’école sans que les enseignants grévistes se soucient de la scolarité des enfants, qui a été fortement perturbée par le mouvement de protestation déclenché depuis le 6 octobre dernier. Toutefois, même si les revendications des enseignants sont légitimes, ne faut-il pas penser aux conséquences d’un tel débrayage sur la scolarité des élèves ? L’action des grévistes ne se limite pas à cela. Venus des quatre coins du pays, ils ont aussi organisé un rassemblement devant l’annexe du ministère de l’Education nationale à El-Annasser, à Alger, pour dénoncer encore une fois les conditions « lamentables » dans lesquelles ils travaillent. Les protestataires ont appelé le ministère de tutelle à assumer ses responsabilités et à réagir positivement devant la menace qui plane sur la scolarité des élèves. Les protestataires, qui restent confiants quant à l’aboutissement de leurs revendications ont, en plus du boycott des compositions du premier trimestre qui débutent la semaine prochaine dans de nombreux établissements, menacé d’aller vers une grève illimitée.

Des rassemblements ont été également organisés devant les directions de l’éducation pour s’insurger contre « la dégradation de leurs conditions de travail ». Il convient de rappeler que la décision de durcir leur mouvement intervient suite à l’échec des négociations avec les responsables du ministère de l’Education sur les revendications des enseignants.

Cette grève, faut-il le souligner, n’a pas été du goût des parents d’élèves qui voient leurs enfants privés de cours. Le secrétaire général de la Fédération nationale des parents d’élèves, Mohamed Achit, a souligné, lors de son passage sur une chaîne privée, la nécessité pour les enseignants de prendre conscience de la sensibilité de la conjoncture actuelle que traverse le pays. « Ce n’est pas le moment de faire grève, sachant que le pays passe par une période sensible et s’apprête à un rendez-vous important qui est l’élection présidentielle », a-t-il souligné, réaffirmant son refus catégorique des grèves dans le secteur. « On est contre la grève malgré qu’elle soit un droit constitutionnel », a-t-il indiqué.

Sur les réseaux sociaux, les parents d’élèves s’acharnent contre les enseignants grévistes. Il y a certains qui les accusent de « ne chercher qu’après leurs intérêts au détriment de l’intérêt de l’élève ». D’autres leur demandent de faire un peu plus d’efforts en classe au lieu de faire grève. Pour sa part, et pour éviter que les élèves soient pris en otages dans ce bras de fer, le ministère de l’Éducation nationale a décidé de charger les inspecteurs de préparer les questions des examens.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email