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Nationale

Les enseignants du primaire durcissent leur mouvement

Les enseignants du primaire durcissent leur mouvement

La colère ne baisse pas chez les enseignants. Ils viennent d’opter pour le durcissement de leur mouvement de protestation. La Coordination des enseignants du cycle primaire a annoncé, à cet effet, la poursuite de son mouvement de grève de trois jours, reconductible chaque semaine, à partir de ce lundi, jusqu’à la satisfaction « totale » de leur plateforme de revendications.

Pour faire pression sur le ministère de tutelle, la Coordination a également décidé de mettre à exécution sa menace de « boycotter les compositions du premier trimestre ».

Par ailleurs, les enseignants du primaire prévoient l’organisation  d’un rassemblement national aujourd’hui, devant l’annexe du ministère de l’Éducation nationale à Ruisseau (Alger). Devenue leur ultime recours pour faire entendre leur voix, la grève des enseignants paralyse cependant les établissements primaires dans tout le territoire national. Chose qui a fait réagir les parents d’élèves, notamment sur les réseaux sociaux. Partagés entre ceux qui sont solidaires avec les grévistes et ceux qui s’opposent au débrayage, ils se soucient tous de la scolarité de leurs enfants, fortement perturbée par le mouvement de protestation déclenché depuis le 6 octobre dernier. Certains parents accusent les enseignants grévistes de « ne chercher qu’après leurs intérêts au détriment de l’intérêt de l’élève ». D’autres dénoncent une forme de chantage qui ne dit pas son nom, alors que les questions pédagogiques les plus délicates ne sont pas abordées. D’autres encore demandent aux grévistes de faire plus d’efforts en classe au lieu de faire grève.

Les enseignants ont lancé, pour leur part, des appels de soutien en direction des parents d’élèves, et ce dans l’intérêt de l’élève et de l’école en général. Pour contrecarrer le boycott des enseignants, la tutelle a instruit les inspecteurs de l’éducation et les directeurs d’école d’élaborer les sujets des examens. Une façon de contourner la crise des examens qui risque de surgir bientôt, en cas de persistance du mouvement.

Pour rappel, les enseignants grévistes exigent, depuis plus d’un mois, « la modification du statut particulier, de sorte à reclasser les enseignants du secondaire, du moyen et du primaire au même grade de base, la diminution du volume horaire des instituteurs, l’application immédiate du décret présidentiel 266/14 avec effet rétroactif depuis sa publication en 2014 et la création de nouveaux grades d’enseignants pour les matières scientifiques, littéraires et l’éducation physique (sport) ».

Ils demandent également « la révision des programmes pédagogiques pour, notamment, alléger le poids des cartables, la révision des calendriers des vacances et de la rentrée scolaire pour les régions du sud du pays ». « La restitution du droit à la retraite anticipée et sans condition d’âge, la régularisation de la situation des enseignants formés après le 3 juin 2012 afin de leur permettre de bénéficier des différentes promotions » figurent également dans la plateforme des revendications des enseignants protestataires.

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