-- -- -- / -- -- --
Nationale

Les enseignants du primaire durcissent le ton

Les enseignants du primaire durcissent le ton

Le torchon brûle entre le ministère de l’Éducation nationale et les enseignants du primaire. Ces derniers menacent de recourir à une grève générale illimitée. En attendant, ils observeront ce lundi 10 février une énième grève cyclique d’une journée, à travers toutes les wilayas, pour exiger la prise en charge de leur plateforme de revendications.
Pour faire pression sur le ministère de tutelle, et en plus du boycott des différentes tâches non pédagogiques, la Coordination nationale des enseignants du cycle primaire envisage de « boycotter les compositions du deuxième trimestre, prévues pour le 8 mars 2020, et d’entamer une grève de 13 jours reconductibles » si le ministère « n’ouvre pas les portes du dialogue » et « continue de faire la sourde oreille ».
Selon la Coordination nationale des enseignants du primaire, la grève est un droit constitutionnel pour exprimer le désarroi des enseignants et dénoncer le malaise qui ronge le cycle primaire. Dans un communiqué rendu public hier, la Coordination a fait savoir que cet énième mouvement de grève sera suivi par l’organisation, le17 février, d’une marche nationale à partir de l’annexe du ministère de l’Éducation nationale à Alger.
La grève des enseignants s’inscrit dans la durée et aucun signe de dénouement ne se profile à l’horizon. « Nous allons reprendre notre mouvement de protestation aujourd’hui lundi de manière périodique », a souligné la Coordination qui a fait part d’une
« détermination des enseignants à aller vers une grève illimitée. Une manière de maintenir la pression sur les autorités si jamais elles ne consentaient pas à répondre favorablement à nos revendications ». « Le recours à la grève est toujours motivé par la non-prise en charge au ministère de tutelle des revendications soulevées », souligne la Coordination. A souligner que plusieurs revendications socioprofessionnelles ont été mises en avant par la Coordination nationale des enseignants du primaire. Il s’agit, entre autres, de « la révision des programmes pédagogiques, des calendriers des vacances et de la rentrée scolaire pour les régions du sud du pays », de « la modification du statut particulier » de telle sorte à reclasser les enseignants du secondaire, du moyen et du primaire au même grade de base, et de « la diminution du volume horaire ». En outre, les grévistes réclament « l’application immédiate du décret présidentiel N°266/14 avec effet rétroactif depuis sa parution en 2014, « le recrutement de superviseurs, afin d’assurer l’encadrement des élèves dans la cour et les cantines pour permettre aux enseignants de se consacrer à leurs tâches pédagogiques » et, enfin, « la création de nouveaux grades d’enseignant pour les matières scientifiques, littéraires et d’éducation physique ». Pour rappel, les enseignants du primaire ont entamé leur mouvement de grève au mois d’octobre passé. Ils refusent de lâcher prise tant que leurs doléances ne sont pas prises en charge par la tutelle.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email