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Nationale

Les enseignants contractuels évacués de Boudouaou

Les enseignants contractuels évacués de Boudouaou

Les enseignants contractuels, qui depuis deux semaines se retrouvaient à Boudouaou (Boumerdès) pour exiger leur intégration sans avoir à passer le concours national, ont été évacués dans la nuit de dimanche à lundi vers trois heures du matin par les forces de l’ordre.

L’évacuation « brutale » par les forces de l’ordre de la centaine de personnes encore sur place a débuté vers 3h10 du matin. Des dizaines de bus ont été mobilisés pour emmener les enseignants en direction de plusieurs wilayas.

Pas moins de cinq blessés ont été dénombrés, dont deux dans un état grave, a révélé Idir Achour, porte-parole du Conseil des lycées d’Algérie (CLA). Ce dernier a dénoncé le recours à la force pour évacuer les enseignants.

« Les protestataires ont été évacués d’une manière brutale vers trois heures du matin. C’est malheureux ! », s’indigne le syndicaliste qui était parmi les protestataires. « C’est une atteinte à la dignité de l’enseignant », a-t-il ajouté. Le syndicaliste a indiqué que cinq blessés ont été dénombrés après l’intervention violente des services de sécurité.

« Ils nous ont fait monter dans des bus par la force pour emmener une partie des manifestants à Béjaïa et une autre à Aïn Defla. Nous avons évacué trois enseignants blessés vers une structure de santé dans la ville de Boudouaou ; deux autres en état grave ont été évacué vers Birtouta », a précisé notre interlocuteur.

Idir Achour affirme que la procédure réglementaire « n’a pas été respectée. Ils n’ont pas attendu le résultat de la médiation pour nous déloger. Nous avons, ainsi que d’autres syndicats, proposé notre médiation pour sortir de l’impasse dans laquelle se trouve le secteur après la montée au créneau des contractuels ».

Il assure que les manifestants comptent poursuivre leurs action jusqu’à obtenir gain de cause. Il a averti les responsables du secteur de prendre « leurs responsabilités afin d’éviter la perturbation du déroulement du troisième trimestre qui menace la préparation des examens de fin d’année ».

Le porte-parole du CLA, Idir Achour, a affirmé que « les enseignants contractuels comptent continuer leur mouvement jusqu’à l’aboutissement de leur revendication principale qui est l’intégration sans aucune condition ». Selon lui, les contractuels pourraient prochainement lancer une nouvelle marche au départ de Béjaïa ou d’une autre wilaya.

« Les syndicats ne vont pas se taire devant une telle situation. Nous allons organiser des conseils nationaux pour décider de la manière dont on doit agir face à la répression des droits syndicaux », a-t-il souligné.

Depuis le début de la marche de « la dignité », le 27 mars dernier, qui a démarré de Béjaïa, la pression n’a pas baissé d’un cran, aussi bien dans les rangs des enseignants contractuels que ceux du ministère de l’Education nationale.

Plusieurs dizaines de contractuels ont refusé de quitter le campement de Boudouaou après avoir été interdits d’accéder à la capitale.

Les mesures d’apaisement proposées par le ministre de l’Education nationale, à savoir la bonification des années d’expérience et la priorité dans le renouvellement des contrats en cas d’échec au concours, n’ont pas convaincu les protestataires pour mettre fin à leur mouvement. Le Premier ministre qui a soutenu la ministre de l’Education a été catégorique en affirmant que « la loi exigeait de passer par un concours de recrutement… ».

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