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Nationale

Les embouteillages, le poison de la rentrée sociale

Les embouteillages, le poison de la rentrée sociale

A chaque rentrée sociale et depuis quelques années, l’Algérien ne devrait pas seulement penser à faire face à un tas de dépenses afférentes à la rentrée scolaire, mais aussi aux soucis des embouteillages qui lui empoisonnent le quotidien.

Ce phénomène, malgré toutes les mesures prises par les autorités concernées, perdure et se fait sentir après le retour des vacanciers, impactant ainsi la qualité de vie de l’Algérien.
Si l’on se fie aux informations communiquées la semaine dernière par les services de la Gendarmerie nationale, un dispositif sécuritaire spécial a été mis en place en vue de garantir la sécurité et la fluidité des réseaux routiers. La direction générale de Sûreté nationale avait, par la même occasion, organisé une conférence de presse pour faire part de son bilan sur la saison estivale et annoncer les dispositions entreprises visant à garantir une rentrée sociale sécurisée et plus sereine.

Hélas, ce n’est pas le cas, car depuis le début de ce mois de septembre marqué par la reprise des établissements scolaires ainsi que les inscriptions universitaires, la capitale connaît des bouchons partout et subséquemment une circulation au ralenti.

Un tel état de fait se répercute assurément sur l’humeur des usagers des routes, notamment ceux empruntant les axes réputés pour le grand flux de véhicules aux heures de pointe. C’est le cas de la rocade reliant Zéralda à Dar El Beïda où des files interminables avancent à pas comptés. Même constat pour les grandes artères de Chéraga, Dely Brahim, Ben Aknoun et El biar, affectées par des bouchons rendant quasi impossible la circulation dans ces localités. Le côté est d’Alger ne déroge pas non plus à ce calvaire.
LiLia, une fonctionnaire qui emprunte quotidiennement le trajet Hamiz Alger-centre, estime qu’il est insupportable d’endurer ce supplice tous les matins et les fins de journées en mettant par bus plus d’une heure de temps au lieu d’une demi-heure. Quant à Mustapha, qui possède un véhicule et habite à Draria, il peine au début de la journée à rejoindre son travail à Bab Ezouar et explique que ce trajet devient de plus en plus éprouvant .
A bord d’un bus ou dans son propre véhicule, ce qui aggrave davantage la situation de nos routes c’est le comportement de certains automobilistes qui trouvent du plaisir à klaxonner à tout bout de champ. Pis encore, certains d’entre eux se croient des génies en tentant de se faufiler parmi les files et l’enchevêtrement des véhicules pour juste avancer d’un iota. Ignorant ainsi que ce genre de manœuvres, qui s’inscrivent aux antipodes de la discipline et des règles du code de la route, ne font que compliquer la situation et la mission des agents chargés d’assurer l’ordre public et la fluidité du trafic.

Bombes à retardements
Rachid, un père de famille quiquagénaire, estime que la mauvaise planification est derrière ces embouteillages.
“Pour calmer le front social en offrant des logements dans les localités de Douéra, Ouled Fayet et Baba Hassen, l’Etat a déplacé des population entières vers ces localités sans réfelchir aux infrastructures comme les routes”, a-t-il dit.

“Le Wali d’Alger a déplacé tous les bidonvilles d’El Hamiz et Dar El Beida ou Dergana vers des logements Douera, créant une nouvelle démographie hybride ayant poussé à des tensions”, a ajouté cet habitant de Douéra.
La commune de Douera est devenue probalement parmi le trio le plus peuplées d’Algérie tant elle a abrite des cités de type social, AADl et promotionel.
 ”Notre commune est devenue invivable. Elle est surpuplée pour sa superficie. Il est difficile de circuler dans cette ville en voiture, sans parler du fait que l’urbanisme a défiguré cette commune agricole et le tissu social y compris le mode de vie”, dira un vice-président de l’APC d’obédience FLN. 

Il faut dire que les répercussions de ce phénomène, terrifiant tout un chacun, se constatent également sur le rendement professionnel de toutes les personnes vivant chaque matin ce “poison” . Ce dernier est dû à plusieurs facteurs, en premier la mauvaise gestion du trafic routier et la centralisation de toutes les institutions gouvernementales dans la capitale, sans songer à développer préalablement les infrastructures nécessaires.

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