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Sports

Les éléphants en position de force, les Léopards en conquérants

Les éléphants en position de force, les Léopards en conquérants

Le groupe C fait son entrée aujourd’hui avec deux favoris pour la qualification, la Côte d’Ivoire et la RD Congo, qui sont attendues plus loin dans la compétition. Pour le Maroc, les nombreuses absences risquent d’être rédhibitoires.

Invaincue mais loin de ses standards habituels (une victoire en quatre matchs face au Soudan et la Sierra Leone), la Côte d’Ivoire a eu du mal à valider son ticket pour le Gabon. Championne d’Afrique en titre, elle semble néanmoins armée pour lutter jusqu’au bout.

Expérimentés (Serge Aurier, Serey Dié, Salomon Kalou), les Eléphants comptent aussi sur un petit nouveau, Wilfried Zaha (deux sélections avec l’Angleterre en amical), un rouage essentiel du leader de Ligue 1, le Niçois Jean-Michael Seri, mais surtout sur la révélation de Serie A, Franck Kessié. Le milieu de terrain de l’Atalanta Bergame intéresse aujourd’hui les plus grands clubs européens.

Sans Yaya Touré, retraité, ni Gervinho, blessé, la Côte d’Ivoire doit assurer pour sortir de ce groupe.Est-ce l’année de la République démocratique du Congo ? Troisième en 2015, l’équipe a été bâtie par l’excellent Florent Ibengé, sélectionneur depuis 2014 en remplacement de Claude Le Roy.

Ancien employé de la mairie de Lille, l’ex-entraîneur de l’AS Vita Club, l’un des grands clubs du pays, est l’homme clé du succès congolais. Car en plus du renfort récent des binationaux (Tisserand, Ikoko, Kebano, Bakambu), la RDC dispose d’un important vivier de joueurs formés au pays.

Une formation efficace permettant à la sélection locale de remporter le CHAN (Championnat d’Afrique des Nations, compétition réservée aux joueurs locaux) à deux reprises depuis sa création en 2009. Les Léopards semblent à maturité et peuvent légitimement prétendre au sacre final. Seule ombre au tableau, l’absence de Yannick Bolasie.

Le joueur d’Everton souffre d’une rupture des ligaments croisés. Sans Younès Belhanda, Sofiane Boufal, Oussama Tannane et Nordin Amrabat, tous blessés, ni Hakim Ziyech, écarté, le Maroc débarque à Oyem extrêmement diminué.

Et ce n’est peut-être pas fini. Un doute plane autour de deux autres titulaires, le défenseur de Lille Hamza Mendyl (19 ans), et le nouveau joyau Youssef En-Nesyri (19 ans), attaquant de Malaga. Malgré cette malchance, la sélection marocaine peut compter sur Hervé Renard, vainqueur de la CAN à deux reprises avec la Zambie (en 2012, déjà au Gabon) et la Côte d’Ivoire (2015).

Une sélection qu’il connaît par coeur. De quoi donner un petit avantage psychologique à ses joueurs ? Dans le désormais traditionnel 5-3-2, le Maroc misera sur l’expérience d’un joueur par ligne : Benatia en défense, Boussoufa au milieu, El-Arabi en attaque. Et priera pour espérer les contre-performances de ses trois rivaux. Miraculeusement qualifié en tant que deuxième meilleur deuxième, le Togo semble en retrait. Pourtant, dans un groupe relevé, les hommes de Claude Le Roy bénéficient d’un atout non négligeable : un effectif hyper-expérimenté aux joutes africaines.

Avec Agassa, Romao, Dossevi, Ayité, Boukari et la superstar Emmanuel Adebayor, sans club mais évidemment convoqué par le Sorcier Blanc. Par le passé, les Eperviers ont déjà déjoué les pronostics afin de s’extirper de l’un des groupes les plus relevés de l’histoire (en 2013, Algérie, Tunisie, Côte d’Ivoire). Bis repetita ?

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