Algérie: Les élections législatives auront lieu le 2 juillet prochain
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a officiellement signé le décret fixant la date du prochain scrutin pour le renouvellement de l’Assemblée populaire nationale (APN) . Top départ pour un processus électoral crucial qui débutera dès le 12 avril avec la révision des listes et qui s’achèvera le 5 juillet prochain date de la tenue des législatives.
L’agenda politique national s’accélère. Par le biais du décret présidentiel nº 26-145, signé le 4 avril dernier, le chef de l’État a fixé l’élection des membres de l’Assemblée populaire nationale au jeudi 2 juillet 2026. Cette annonce, parue dans le Journal officiel (JO) nº 24, marque le lancement officiel des préparatifs pour ce rendez-vous démocratique majeur.
Le décret ne se contente pas de fixer le jour du vote ; il définit également le calendrier immédiat pour les électeurs et l’administration à savoir la révision exceptionnelle des listes électorales qui s’étalera du 12 au 26 avril. « En vue de l’élection des membres de l’Assemblée populaire nationale, le corps électoral est convoqué le jeudi 2 juillet 2026 », stipule le décret.
Cette étape est fondamentale pour la structuration de la vie législative du pays. La période de révision des listes, qui durera deux semaines, constitue une opportunité pour les nouveaux électeurs et ceux ayant changé de résidence de s’inscrire afin d’exercer leur droit civique lors de cette échéance estivale.
Parallèlement à la convocation du corps électoral, l’APN examine ce mardi un projet de loi organique crucial. Ce texte redéfinit l’équilibre des pouvoirs et la représentativité territoriale.
Après la loi sur les partis politiques et le code électoral, c’est au tour du projet de loi sur le découpage électoral d’être soumis aux députés. Le texte est stratégique car il fixe les circonscriptions électorales ainsi que le nombre de sièges à pourvoir au sein des deux chambres. En raison d’un calendrier serré, le vote devrait intervenir mardi, avant que le projet ne soit transmis aux sénateurs dans des délais records.
Pour la classe politique, ce texte n’est pas qu’une simple formalité technique. Il contribue à moderniser le système en reflétant mieux les réalités démographiques actuelles. En modifiant radicalement la répartition territoriale, il impose aux partis une nouvelle approche du terrain, rompant avec les pratiques électorales traditionnelles.
Cet ajustement législatif découle de la création de nouvelles wilayas, faisant passer le nombre de circonscriptions de 58 à 69. Par conséquent, la répartition des sièges est totalement revue. À l’APN, le nombre de sièges est fixé à 407. La diaspora voit sa représentation renforcée avec 12 sièges (contre 8 actuellement). Pour les wilayas de moins de 200 000 habitants, un minimum de deux sièges est désormais garanti, sur la base d’un ratio d’un siège pour 120 000 habitants.
Au Conseil de la nation, le critère démographique remplace désormais le principe de représentation uniforme par wilaya pour les deux tiers élus. Cette évolution porte le nombre de sénateurs de 147 à 177, le tiers restant demeurant à la discrétion du président de la République.