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Les élections et l’APN au menu

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Un discours du chef de l’Etat Abdelkader Bensalah est attendu avec beaucoup d’anxiété et de curiosité par la classe politique, le mouvement populaire, et les chancelleries occidentales. Il est attendu de ce discours prévu la veille du 5 juillet que Bensalah dévoile la nouvelle « feuille de route » du pouvoir, le cadre du futur dialogue, les objectifs à atteindre et enfin l’entité ou la structure qui va prendre en charge le dialogue national. Le chef de l’Etat évoquera le report de l’élection présidentielle initialement prévue le 4 juillet, et annoncera très probablement « la nouvelle date du scrutin présidentiel », avec la possibilité aussi qu’il convoque le corps électoral. Le chef de l’Etat compte insister selon une source autorisée sur « la stabilité de l’Assemblée nationale » qui connait des remous suite à la démission de Mouad Bouchareb, l’un des derniers vestiges d système Bouteflika et l’un des « 4 B » décriées par la population.

Le chef de l’Etat par intérim profitera de ce discours à la Nation pour appeler à une « conférence nationale de dialogue », dont la mission serait de débattre des différentes initiatives politiques pour une sortie de crise et de définir les objectifs de la « future commission nationale de contrôle et d’organisation des élections », une des revendications phares de l’opposition. C’est à elle qui incombera le rôle d’organiser la future élection présidentielle prévue au mois de décembre prochain, ajoute cette source. Pour cela, elle devra entre composé de personnalités intègres et n’ayant aucun lien avec les deux décennies passées, une condition primordiale selon l’opposition pour des élections libres et transparentes. Du côté de l’opposition regroupée au sein des « forces du changement », le dialogue auquel a appelé le chef d’état-major est vu d’un bon œil.

Celle-ci mise sur la prochaine conférence nationale du dialogue, prévue le 6 juillet, pour parvenir à « une solution consensuelle » qui devrait se pencher sur les moyens à mettre en œuvre pour réunir les conditions politiques, constitutionnelles et légales pour la tenue de l’élection présidentielle « dans les plus brefs délais ». Par contre, pour ceux de « l’alternative démocratique » le dialogue en l’état actuel des choses, ne fera que perpétuer le système en place : « Nous considérons que l’organisation d’une élection présidentielle dans le cadre du système actuel ne servira qu’à sa régénération », est-il indiqué dans le communiqué ayant sanctionné leur première rencontre. Une partie de l’opposition se réunira le 6 juillet, au lendemain du discours du chef de l’Etat, à Ain Benian, pour apporter les dernières retouches de leur plan de sortie de crise qu’ils comptent soumettre au pouvoir en place. Ceux de l’autre partie de l’opposition, signataires du pacte politique pour une véritable transition démocratique, marcheront ensemble le vendredi 5 juillet.

Il faut noter que cette conférence de Ain Benian devrait regrouper plusieurs partis de différentes obédiences idéologiques, notamment le parti Talai El Houriyet de Benflis, le MSP de Makri, le mouvement Adala de Djaballah, Fadjr Jadid, ainsi que des personnalités nationales. Il est attendu la présence de l’ex-président de la République Liamine Zeroual, de l’ancien chef de gouvernement Mouloud Hamrouche et d’anciens ministres, comme Taleb Ibrahimi. Les autres partis de l’opposition : FFS, PT, RCD, UCP, PST, MDS, PLD, et la LADDH ont rendu public un communiqué par lequel ils affirment qu’ils ont décidé d’une action commune le 5 juillet 2019, qui coïncide avec le 57e anniversaire de l’indépendance nationale.

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