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Nationale

Les données optimistes d’Arkab

Les données optimistes d’Arkab

L’Algérie dispose de réserves pétrolières prouvées de 1 340 millions de tonne (10 milliards de barils) et de 2 368 milliards de mètres cube de gaz naturel, cela pour les 30 prochaines années. C’est ce qu’a annoncé le ministre de l’Energie, Mohamed Arkab, qui souligne la nécessité de multiplier les efforts afin de relever le défi de la relance économique.
S’exprimant sur les ondes de la chaine 3, le ministre estime que ces capacités, outre celles destinées à être exportées, représentent autant de réserves permettant à l’Algérie de les utiliser pour ses besoins propres, notamment pour développer son industrie pétrochimique. Il plaide cependant à la multiplication des efforts d’autant que le but n’est pas uniquement de répondre aux besoins du pays, mais de travailler de manière à contribuer à la relance de l’économie du pays. « La capacité de production annuelle est confortable par rapport aux besoins du pays mais nous voulons faire plus car la relance économique nous attend », a-t-il précisé. 

Pour aller de l’avant, la compagnie pétrolière nationale, Sonatrach, compte se déployer toute seule mais aussi avec des partenaires étrangers, d’autant, signale le ministre, que la nouvelle loi des hydrocarbures a donné beaucoup d’atouts à Sonatrach. C’est dans ce sens que des discussions et des mémorandums d’entente sont signés avec de grandes compagnies, à l’instar d’ExxonMobil, de Chevron… Des négociations sont entamées avec d’autres groupes pétroliers. Pour ce qui est des prix du pétrole qui sont à leur plus bas niveau, malgré l’accord historique des pays OPEP et non OPEP sur la réduction de la production de 9,7 millions barils/jour, Arkab est optimiste pour l’avenir. Il estime que les prix de l’or noir vont augmenter dès l’application de l’accord le mois de mai prochain. Se basant sur les avis des experts du cartel et autres, il a indiqué que le prix va être dans une tendance haussière et il va suivre l’évolution de la demande, avec la levée du confinement qui est en train de se faire progressivement dans les continents asiatique et européen. 
Selon lui, il y a une reprise « timide » de la demande et elle augmentera graduellement avec la relance de l’économie mondiale attendue pour le second semestre de l’année. 

« On espère revenir à la normale sur les prix avec l’application de l’accord OPEP et non OPEP », signale le ministre qui dit qu’ « au deuxième trimestre 2020, le baril coûtera entre 30 et 35 dollars et atteindra les 40 dollars au second semestre de l’année ».

Dans la même foulée, le ministre nie catégoriquement le fait que l’Algérie place son pétrole à perte sur les marchés à l’international. Selon lui, les auteurs de ces critiques n’ont pas les données du ministère de l’énergie et celles de Sonatrach sur le coût de revient du baril qui est, précise-t-il, de 14 dollars et celui de Hassi Messaoud, d’où parvient l’essentiel de la production, est de 5 dollars. Un gisement qui n’a pas encore donné son dernier mot, selon les précisions du ministre. 

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