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Les dispositions réglementaires d’interdiction méconnues

Les dispositions réglementaires d’interdiction méconnues

Les dispositions réglementaires de lutte contre le tabagisme dans les lieux publics, notamment le décret exécutif fixant les lieux publics où il est interdit de fumer, demeurent méconnues par les citoyens, faute de vulgarisation et de sensibilisation, a-t-on constaté dans plusieurs endroits et lieux publics à Alger.

Le plan anti-tabac est régi par le décret exécutif n° 01-285 du 24 septembre 2001 relatif à l’interdiction de l’usage du tabac dans les lieux publics.

Des citoyens se disent, de façon unanime, « méconnaître l’existence d’un tel arsenal juridique », pourtant inscrit par le ministère de la santé, dans le cadre de la lutte contre le tabagisme, comme axe stratégique du plan national multisectoriel de lutte contre les maladies non transmissibles.

« Franchement je ne savais pas qu’il y a interdiction de fumer dans les lieux publics », témoigne Cherif, quinquagénaire, qui affiche cependant une disponibilité à composer avec l’interdiction si elle venait à être véritablement appliquée. « Je sais que c’est nocif pour la santé, mais je ne peux pas l’abandonner définitivement », explique le fonctionnaire qui regrette d’avoir « repris avec le tabac après environ 7 années de rupture ». 

Interrogé sur son rapport avec le tabac dans le lieu de travail, notre interlocuteur explique qu’il « s’en empêche par respect aux collègues », en recourant à des espaces réservés aux fumeurs.

Pour Ahmed, la quarantaine entamée, l’interdiction de tabac dans les lieux publics « mérite une application et un suivi plus rigoureux, même au prix d’amendes à imposer à ceux qui ne respecteraient pas la réglementation ».

Dans les établissements, publics et privés, les travailleurs affirment que les fumeurs s’adaptent à la situation en se privant de fumer dans les espaces qu’ils partagent avec leurs collègues de travail. 

Les professionnels de la santé recommandent, dans ce sens, un travail d’explication et de vulgarisation à l’adresse des citoyens afin de parvenir à une meilleure compréhension de la question et, par conséquent, aboutir aux objectifs escomptés. 

« Nous devons mener, en profondeur, un travail de sensibilisation auprès de divers segments de la population pour expliquer que le tabac dans les lieux publics constitue une menace sérieuse sur la santé publique », soutient un médecin alors qu’un responsable au ministère préconise, pour sa part, « un mécanisme de sanctions pécuniaires » à l’encontre des contrevenants.

Dr Moussaoui Mustapha, président de l’association « El Badr » de lutte contre le cancer, affirme, de son coté, que l’interdiction doit passer par des étapes, dont « la sensibilisation sur les dangers du tabac, la création des espaces non-fumeurs, la réservation d’un endroit dédié uniquement aux fumeurs dans les entreprises suivie d’une interdiction totale de fumer avant de décréter une amende contre la personne et le propriétaire du lieu de la contravention ».

Le ministre de la Santé, de la Population et de la réforme hospitalière, a soutenu que « la réussite de la stratégie nationale anti-tabac dépend en premier lieu de la mobilisation de tous les acteurs sociaux ».
Il a expliqué, à cet effet, que « la stratégie ne concerne pas seulement les professionnels du secteur de la santé mais elle implique également tous les autres départements ministériels partenaires, la société civile et les médias ».

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