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Nationale

Les diplômés algériens autorisés à travailler en France

Les diplômés algériens autorisés à travailler en France

Les diplômés des universités algériennes seront désormais autorisés à travailler en France, suite à un accord conclu lundi par les membres du Comité mixte économique qui accorde aussi le droit aux diplômés français de travailler en Algérie. C’est ce qui résulte d’une série d’accords signés au cours des travaux de la troisième session du Comité mixte économique algéro-français (Comefa) qui se sont achevés à Paris. 

L’accord intergouvernemental, intitulé « Accord sur la mobilité des jeunes diplômés algériens et français », permet aux diplômés algériens d’accéder en France à des postes de travail comme il accorde la possibilité aux cadres français de travailler en Algérie. Les diplomes et les spécialités qui auront l’avantage d’accéder aux postes d’emplois aussi bien en France qu’en Algérie n’ont pas été précisés. Selon des indiscretions, l’accord couvre un large éventail de spécialités notamment celles recherchées dans les marchés des deux pays. Une commission mixte des ministères de l’enseignement superieur algérien et français a d’orès et déjà ciblés les branches concernées. Toutefois, les détails de cet accord seront publiés, prochainement, dans le Journal officiel des deux pays et dans lequel sera fixée la date de son entrée en vigueur officiellement. Il s’agit d’une nouveauté dans les relations algéro-françaises qui ne manquera pas de susciter l’intérêt des diplômés algériens de toutes les spécialités. Jusqu’à l’heure, les diplômés de médecine en Algérie sont les seuls à trouver, avec d’énormes difficultés, des débouchés en France, tout en faisant face au lancinant problème de l’équivalence.
Co-présidée par les ministres algérien et français des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra et Laurent Fabius respectivement, la 3e session du Comefa, à laquelle ont pris part également le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchouareb, et le ministre français de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron, a également vu la signature d’autres accords dans les domaines des transports, de l’agriculture et de la propriété intellectuelle.
L’accord sur le transport prévoit la création d’un bureau d’études entre la Société nationale du transport ferroviaire (SNTF) et le groupe EGIS, spécialiste en conseil et ingénierie dans le domaine des transports. Un autre accord a été signé entre la SNTF et la Société française des chemins de fer (SNCF) pour la rénovation du mobilier urbain des gares. Le troisième accord a été signé par le directeur général de la SNTF, Yacine Bendjaballah, et le directeur de Systra, entreprise d’engineering des systèmes de transport public urbain/ferroviaire (bus, métro, tramway, train…). L’entreprise algérienne Asmidal et le groupe Roullier ont signé un accord pour la production des engrais. Les chefs d’entreprise de Lafarge et du Groupe industriel du ciment d’Algérie (GICA) ont signé un accord pour augmenter la production de la cimenterie de Raïs Hamidou (Alger). Un autre accord concerne la propriété industrielle, signé par l’Institut national algérien de la propriété industrielle (INAPI) et l’Institut français de la propriété industrielle (INPI), alors que le dernier porte sur la production de vannes industrielles pour le secteur de l’énergie. La deuxième réunion du Comefa s’est déroulée à Oran le 10 novembre 2014. 
Le 12 mai dernier à Alger, lors de la réunion d’évaluation d’étape du Comefa, co-présidée par les ministres Affaires étrangères des deux pays, quatre accords de partenariat économique ont été signés. Le Comefa, créé en mai 2013, rappelle-t-on, est un mécanisme de renforcement et de diversification des relations économiques, industrielles et commerciales entre l’Algérie et la France. Créé en application de la Déclaration d’Alger sur l’amitié et la coopération entre la France et l’Algérie, signée le 19 décembre 2012 à Alger, ce comité, qui regroupe les responsables des ministères des secteurs économiques des deux pays, a pour objectifs de définir une stratégie d’organisation d’un partenariat industriel, d’identifier les filières concernées, les projets et les entreprises algériennes et françaises susceptibles de s’organiser dans le cadre de ce partenariat. Il convient de signaler que Ramtane Lamamra et Abdeslam Bouchouareb ont été reçus à l’Elysée par le président français François Hollande avant la tenue du Comité.
Lamamra était porteur d’un message du président Abdelaziz Bouteflika.

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