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Monde Asie

Les desseins de Washington en Mer de Chine

Les desseins de Washington en Mer de Chine

De par leur position géographique, les États-Unis ne sont pas concernés par les différends autour de la Mer de Chine méridionale et ne doivent en aucun cas avoir droit à la parole dans le dossier. Cela n’empêche pas certains politiciens américains à la recherche d’intérêts égoïstes de tout faire pour semer le trouble dans ces eaux.

Les statistiques font état d’une vingtaine d’opérations au nom de la « liberté de navigation » menées par les forces américaines depuis l’arrivée au pouvoir de l’actuelle administration. En ce seul mois de juillet, l’armée américaine a déjà effectué deux exercices avec chaque fois la participation de deux porte-avions. Faisant ainsi étalage de leur puissance militaire, les États-Unis se font le premier saboteur de la paix et de la stabilité dans la région.

Alors que la Chine et les pays de l’ASEAN sont en pleines consultations pour établir un code de conduite en Mer de Chine méridionale, Mike Pompeo et ceux qui l’entourent se mettent à provoquer la discorde dans ces eaux. On comprend facilement qu’ils cherchent à inciter les pays réclamant des intérêts dans la région à rentrer en conflit avec la Chine et à compromettre les relations stables entre la Chine et les pays de l’ASEAN : contenir la Chine est bien leur objectif final. Sur un autre plan, comme le COVID-19 continue à sévir aux États-Unis, les politiciens de la Maison Blanche souhaitent jouer la carte de la Mer de Chine méridionale pour détourner l’attention du public et couvrir leur défaite face à la crise sanitaire. La montée des tensions en Mer de Chine méridionale donnerait bien sûr une occasion aux marchands américains d’armement de faire affaire avec des pays de cette région.

Les pays de l’ASEAN ont bien compris le jeu de ces messieurs qui scandent leur « Americain first ». Ceux-ci ne s’intéressent pas à préserver les intérêts de l’ASEAN, mais plutôt leurs propres intérêts politiques. Sous un angle historique, la Chine a été le premier pays à découvrir, dénommer et exploiter les îles en Mer de Chine méridionale et les eaux concernées. Elle a été le premier pays à exercer, de manière continue, pacifique et effective, sa souveraineté sur ces îles et ces eaux.

Le gouvernement chinois a indiqué officiellement en 1948 les lignes discontinues dans cette mer, lignes qui n’ont été contestées par aucun pays durant une longue période. Ceci montre que la souveraineté territoriale et les intérêts légitimes de la Chine dans cette partie du monde sont bien légitimes et s’appuient sur des fondements historiques et juridiques solides.

C’est dans le cadre des droits internationaux dont la Charte des Nations unies et la Convention des Nations unies sur le droit de la mer que la Chine préserve ses droits et intérêts dans ces eaux. En effet, la Chine ne cherchera jamais à fonder un « empire océanique », elle tient à traiter, d’égal à égal, les pays limitrophes de la Mer de Chine méridionale et s’est toujours comportée avec la plus grande retenue.

La Chine a déjà établi des mécanismes de consultation avec les Philippines, la Malaisie et le Vietnam afin de gérer leurs différends en Mer de Chine méridionale. Un résultat qui réfute les attaques diffamatoires de Mike Pompeo à l’encontre de la Chine.

La Chine et l’ASEAN ont bien avancé sur ce plan : le texte du Code de conduite en Mer de Chine méridionale a été soumis au 2e tour d’examen. Par ailleurs, la Chine et ces pays ont pu consolider encore d’avantage leurs relations dans la lutte antiépidémique.
La coopération dans le domaine de la santé publique contribue naturellement au renforcement de leur coopération gagnant-gagnant sur tous les plans.

Sur fond de morosité générale, les 6 premiers mois de l’année ont vu les exportations chinoises vers l’ASEAN augmenter, faisant de l’ASEAN le premier partenaire commercial de la Chine, tandis que la Chine maintient, depuis 11 ans consécutifs, sa place de premier partenaire commercial au sein de l’ASEAN. Les deux parties ont également avancé dans leurs négociations du RCEP, accord sur le partenariat économique régional global, ce qui ne manque pas de contribuer à l’intégration régionale.

Faire de la Mer de Chine méridionale un océan de paix, d’amitié et de coopération est dans l’intérêt commun des pays de la région. Lors de son dernier entretien téléphonique avec le chef de la diplomatie chinoise Wang Yi, le ministre philippin des Affaires étrangères a affirmé que son pays était prêt à coopérer avec la Chine afin de résoudre les différends par vois de consultation amicale, de préserver ensemble la paix et la stabilité régionales.

Selon Mark J. Valencia, chercheur américain et expert de la politique maritime, Washington essai de faire croire que les pays d’Asie du Sud-Est accueillent favorablement la présence de l’armée américaine en Mer de Chine méridionale, mais le fait est que ces pays sont réellement vigilants devant l’intervention des forces armées américaines.

La Chine et les pays de l’ASEAN ont la capacité et une sagesse suffisante pour régler leurs problèmes. Ils n’ont pas besoin qu’un pays hors de la région intervienne. Les politiciens américains feraient mieux de se concentrer sur la situation épidémique chez eux, et de cesser leur jeu malsain visant à semer la discorde sur la scène internationale.

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