Les députés épluchent le projet de loi sur la presse écrite et la presse électronique
Une séance plénière consacrée à la présentation et au débat sur le projet de loi relatif à la presse écrite et à la presse électronique s’est tenue ce mardi à l’Assemblée populaire nationale (APN). La présentation a été faite par le ministre de la Communication, Mohamed Laagab.
« Ce projet de loi intervient dans le cadre de la réorganisation du secteur de la communication conformément aux nouveaux enjeux locaux et internationaux, prenant en considération le public et le simple récepteur », a affirmé le ministre. Il a ajouté que « les lois qui gèrent le secteur journalistique doivent être adaptées et mises à jour avec le développement technologique qu’on connaît actuellement ».
Il a évoqué « le système de déclaration auquel est soumise la presse écrite et électronique, dans le sens où un dossier doit être soumis à l’autorité compétente, répondant aux conditions énoncées, tout en veillant à lever les obstacles bureaucratiques », ainsi que « l’obligation pour la presse électronique de se conformer à la domiciliation algérienne (dz) ».
Pour leur part, les députés qui sont intervenus lors de cette séance ont insisté sur la libération du marché publicitaire, ainsi que la nécessité d’intégrer la loi de ce marché pour garantir le professionnalisme et la fluidité du travail journalistique.
Ainsi, ils ont abordé le rôle des lois et des règles de la déontologie comme facteur clé pour faire face aux informations falsifiées à travers la presse électronique.
Ces derniers ont également mis en avant la situation des organes médiatiques, qui attendent toujours la signature des conventions avec l’agence publique de publicité pour pouvoir publier, ainsi que l’importance de l’amélioration des conditions sociales des journalistes.
La nouvelle loi, publiée dans le Journal officiel au mois d’août dernier, consiste également en la création du Conseil de l’éthique et de la déontologie composé de douze membres, dont six sont désignés par le président de la République et six autres élus, « parmi les journalistes et les éditeurs adhérant aux organisations professionnelles nationales agréées ».
Il convient de noter que selon ce projet de loi, les membres des deux autorités de régulation de la presse écrite et de la presse électronique, au nombre de neuf membres parmi les compétences, sont désignés par le Président, alors que dans la précédente loi, sept sur quatorze sont élus parmi les journalistes.
Ces membres, selon les deux textes, doivent se consacrer exclusivement à leur mission et ne pas exercer d’autres fonctions durant la durée de leur mandat, qui est de 5 ans. Leur fonction au sein de l’Autorité doit être également leur unique source de revenu.