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Nationale

Les dépenses de l’Aïd ruinent les ménages

Les dépenses de l’Aïd ruinent les ménages

Les dépenses pour la fête de l’Aide ruinent les ménages algériens. Les enfants attendent ce jour avec impatience pour se mettre sur leur trente et un et les parents font leur possible pour faire plaisir à leur progéniture. Ils prévoient donc un budget spécial pour l’événement, quittent à s’endetter.

D’autres habillent juste les petits en sacrifiant les grands car ils ne peuvent pas acheter des vêtements pour tous leurs enfants avec un salaire de 30 000 dinars, et souvent beaucoup moins. C’est le cas de Habiba dont le mari est boulanger.

« Nous avons 5 enfants dont deux sont déjà au lycée. On ne leur a pas acheté de vêtements ; on a habillé juste leur frère qui est encore dans le primaire et leur sœur qui est au collège », a-t-elle avoué en regrettant qu’il n’y ait pas des aides financières étatiques spéciales pour aider les familles à faible revenu.

Le budget pour un seul enfant atteindrait les 10 000dinars. Une virée à Hussein –Dey, dans la banlieue d’Alger, le confirme : des robes pour fille, made en Turquie s’affichent à 5 500 dinars, voir à 6 000 et 7 000 dinars, des chaussures de marque contrefaite entre 2000 et 3000 dinars, des pantacourts pour garçon à 3200 dinars, des robes et des chaussures pour bébé à 3500 dinars et 4200 dinars ….

« Les prix ne sont pas du tout abordables », commente une cinquantenaire accompagnée par sa voisine. « C’est des vêtements qui ne font pas leur prix », renchérit l’autre, en regrettant que les commerçants vendent cher à cause de la fête de l’Aïd.

« Ils savent très bien que les gens payent le prix dans ce genre d’occasion afin d’habiller leurs enfants alors ils profitent pour augmenter, se remplir les « , poches » a-t-elle encore regretté.

D’autres ménagères, plus averties, préfèrent effectuer leurs achats de l’Aïd un mois avant la fête, en prévision de la flambée des prix qui touche l’habillement en ce genre d’occasion. Elles préfèrent de loin les marchés couverts ou même les marchés informels aux magasins.

Amina, mère de deux jeunes garçons, elle réside dans un quartier populaire d’Hussein-Dey, raconte qu’elle s’est déplacée au marché de Meissonnier pour faire les achats de l’Aïd estimant que dans ce marché on vend moins cher que dans son quartier. « J’en ai eu pour 10 000 dinars. Ce n’est pas des habits de luxe mais c’est tout de même abordable pour notre petite bourse », s’est-elle résignée. Hassiba, dont le mari travaille dans l’informel, peine à habiller ses quatre enfants.

« J’ai commencé à faire mes achats durant la première semaine du ramadhan. J’ai acheté presque tout ce qu’il faut pour mes deux jumeaux : Oussama et Hadil ainsi que pour ma fille de 8 ans. « J’en ai eu pour presque 18 000 dinars. Mais il reste encore leur frère aîné Abdelhak ; « je ne trouve pas encore ce qu’il lui faut à des prix abordables « , s’est-elle plainte.

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