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Sports

Les coupables ne sont pas loin à chercher…

Les coupables ne sont pas loin à chercher…

La mort du talentueux joueur camerounais de la JSK, Albert Ebossé, ne doit pas cacher l’arbre de la forêt. Tout le monde est responsable de ce tragique décès.

A commencer par les dirigeants de clubs, ces vendeurs de rêves qui n’hésitent pas à faire des déclarations incendiaires ou à promettre des titres qu’ils savent d’avance qu’ils ne les obtiendront pas. Seraient-ce dû à leur inconscience, à leur incompétence, les deux à la fois ou tout simplement à leur manque de discernement. Car la majorité des dirigeants des clubs de l’élite possèdent en effet un QI qui dépasse à peine ceux de leurs supporters.

Comment, en effet, peut-on promettre à ses supporters, à l’aube d’une saison sportive, un titre continental sans connaître exactement le niveau de leur équipe ? N’est-ce pas Hannachi ? En outre, comment peut-on évaluer ou relever le niveau de son équipe si ces mêmes dirigeants changent l’entraîneur comme on change une chemise ? Triste réalité que vit aujourd’hui le football algérien qui se cherche encore après une décennie de rêve, celle de la réforme sportive qui a vu défiler des dirigeants d’entreprises aux commandes des grandes équipes et dotés d’un haut niveau intellectuel en plus de la sagesse, un critère absolument indiqué. Les supporters ne sont que le reflet de la qualité des dirigeants. En second lieu, ce sont les entraîneurs, qui pressés par leurs dirigeants, ces vendeurs de rêves qui se contentent le plus souvent d’indiquer du doigt l’arbitre comme étant la source de la défaite. A la fin de la rencontre, Hannachi n’a pas hésité une seconde à pointer du doigt l’arbitre Benouza, auteur selon lui de la contre-performance de son club.

Or, tout le monde a pu le constater, l’équipe de Soustara était la plus forte ce jour-là. Preuve en est, même à dix contre onze, elle a su contenir les assauts de la JSK et planter en fin de match le but de la victoire. Le président de la JSK a-t-il voulu sauver sa peau en indiquant l’arbitre, comme étant seul responsable de la défaite ? Comme Hannachi, la plupart des dirigeants ne mesurent pas la portée de leur déclaration. La faute incombe aussi aux services de sécurité qui ont indirectement facilité l’acheminement de pierres et autres projectiles sans compter les autres objets comme les lasers etc.

L’enquête ordonnée par le ministre de l’Intérieur déterminera les conditions du déroulement de la rencontre mais aussi de l’état du stade. Les enquêteurs s’intéresseront aussi aux conditions sécuritaires et réglementaires pour savoir si elles ont été respectées pour la domiciliation du match, comme ils vérifieront la véracité de certaines informations relayées par plusieurs médias autour de supposés travaux de réhabilitations d’une partie de l’OPOW non achevés et ayant engendré la présence de détritus ayant été utilisés comme projectiles par les supporters de la JSK. La question d’autoriser la présence des supporteurs à certains endroits des tribunes régulièrement laissés inoccupés pour des considérations liées à la sécurité des joueurs sera également au menu des enquêteurs.

Le principal objectif de l’enquête reste l’identification de ou des auteurs de jets de pierres et plus particulièrement ceux ayant atteint mortellement l’attaquant de la JSK. Et pour couronner le tout, une certaine presse sportive est elle aussi pointée du doigt pour sa responsabilité indirecte sur tout ce qui se passe dans les stades d’Algérie.

Les manchettes et les unes des titres sportifs violentes appellent à la vengeance et à la victoire coûte que coûte pour sauver l’affront. Enfin, nous ne manquerons pas de saluer l’attitude exemplaire et courageuse de l’entraîneur de l’USM Blida, Kamel Mouassa qui a renvoyé ses joueurs aux vestiaires venus en découdre avec l’arbitre à la fin du match perdu à domicile contre la JSM Bejaïa vendredi dernier.

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