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Nationale

Les contrebandiers contrôlent-ils les frontières ?

Les contrebandiers  contrôlent-ils les frontières ?

L’activité des réseaux de contrebandiers est en train de prendre de l’ampleur aux frontières algériennes. L’instabilité et l’insécurité qui règnent en Libye, en Tunisie et au Mali sont les causes de l’augmentation de l’activité des contrebandiers dont les agissements prennent les frontières en otage.

Le fléau est une véritable bombe pour l’économie nationale et une menace sur la sécurité des frontières car, malgré la présence de soldats et de GGF en grand nombre, il est en train de gangréner. Plus de 16 000 litres de carburant ont été saisis par les Garde-frontières (GGF) relevant de la Gendarmerie nationale lors de trois opérations effectuées, avant-hier, dans les villes frontalières de Tlemcen, El Tarf et El Oued, a indiqué hier la Gendarmerie nationale.

La première opération a eu lieu dans la nuit de dimanche passé lorsque les Garde-frontières de Boukanoune et de Sidi Boudjenane (Tlemcen) ont récupéré, lors de patrouilles à proximité de la bande frontalière, un véhicule avec 70 cartouches de cigarettes étrangères, et également 10 920 litres de carburant abandonnés par des contrebandiers à la vue des gendarmes, rapporte la Gendarmerie nationale.

La seconde opération a été exécutée dans la wilaya d’El-Oued, où les réseaux de la contrebande ont intensifié, depuis quelques mois, leurs activités vu la très forte demande en carburant de la part des rebelles libyens.

Les Garde-frontières de Taleb-Larbi (El-Oued) ont récupéré, lors d’une patrouille à proximité de la bande frontalière, 3 000 litres de carburant également abandonnés par des contrebandiers dans leur fuite. Par ailleurs, dans une opération similaire menée, cette fois, à l’est du pays, les GGF ont intercepté une cargaison de plusieurs marchandises sur le point d’être acheminée vers la Tunisie.

Selon la Gendarmerie nationale, les Garde-frontières de Sidi Salah (Souk Ahras) et de Bordj Boulares (El Tarf) ont récupéré 94 chèvres, 10 quintaux de son et 1 800 litres de carburant abandonnés par des contrebandiers.

La recrudescence des actes de contrebande ces derniers mois trouve son explication dans la montée inquiétante de l’insécurité qui règne dans certains pays voisins face aux agissements des groupes armés.

Les différentes factions qui s’affrontent en Libye ont un grand besoin en carburant et il est difficile de s’en procurer. Pour cela elles font appel aux contrebandiers pour les ravitailler. Une aubaine pour les réseaux de trafic implantés en Algérie dont les agissements concernent l’ensemble des frontières du pays. Les frontières algériennes risquent d’être sous le contrôle des réseaux de la contrebande d’autant plus que certains sont dotés d’armes automatiques (la Gendarmerie a déjà eu à faire face à ce phénomène inquiétant).

Malgré la présence musclée des GGF, appuyés par des unités de l’Armée nationale populaire, et les résultats enregistrés depuis des années et surtout celle en cours, avec le démantèlement de plusieurs réseaux et l’interception de plusieurs convois, la contrebande continue. Pis, elle s’est amplifiée. 

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