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Nationale

Les Constantinois s’opposent à l’élection du 12 décembre

Les Constantinois s’opposent à l’élection du 12 décembre

Ils étaient des milliers à sillonner les habituelles artères du centre de la cité constantinoise pour la 33e marche hebdomadaire. Les participants au rendez-vous de ce vendredi, très en colère contre l’intransigeance du pouvoir à « mener en solo », (dixit un participant), les préparatifs des élections prévues le 12 décembre, refusent pour une bonne partie d’entre eux d’y voir l’issue salvatrice à la crise que traverse le pays depuis le début du soulèvement populaire du 22 février 2019. « Nous allons résister aux manœuvres du pouvoir qui voudrai nous imposer un scrutin avec les mêmes figures de l’ère Bouteflika contre toute logique. » Ce sont les propos d’un manifestant exprimés non sans colère au milieu de la foule rassemblée devant le palais de la Culture Mohamed-Laid Al-Khalifa.

Les manifestants, aussi nombreux que la semaine dernière et dont la majorité semblait très impliquée dans ce mouvement « libérateur », refusent que se tiennent des élections avec « les issabet ». Makach intikhabet maa al issabet, fusait presque de toute part et de toutes les bouches.

Une chansonnette largement diffusée via les réseau sociaux ces derniers jours, « « dégagez, dégagez……. Pouvoir assassin », a été entonnée par intermittence durant ce rendez-vous.

Et, comme il fallait y attendre, le vice-ministre de la Défense n’a guère été épargné par les slogans des manifestants dont « Echaab yourid iskat Gaid Salah ».

Les manifestants semblaient, pour quelques-uns, crier aussi leur désarroi devant l’injustice qui a touché ces derniers jours certains manifestants du hirak. La libération des détenus politiques et d’opinion, dont quelques-uns issus du mouvement populaire, était ainsi entre autre slogans scandé par la foule. Qui réclamait aussi « houria, adala idjtimaiya » (Liberté, justice sociale) ou encore dawla madanya machi askarya ». Certains réclamaient la libération des détenus et que les fils de dignitaires de l’actuel pouvoir soient emprisonnés à leur place ». Les policiers postés au niveau des points habituels n’ont guère bronché.

Ce rendez-vous n’a pas non plus dérogé à la règle établie depuis au moins quatre mois : des dizaines de manifestants se sont rassemblés en deux points à la place « Dounya Taraif » jouxtant les hôtels du groupe Novotel. Des discussions sur la situation qui prévaut présentement sur la scène nationale, politique notamment, furent ainsi engagées, l’occasion pour quelques-uns parmi les présents de faire état de leur vision pour une meilleure sortie de crise.

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