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Nationale

Les Constantinois maintiennent la pression

Les Constantinois maintiennent la pression

A Constantine, les manifestants ont commencé à converger vers le centre-ville peu avant midi. Hommes et femmes toutes générations confondues, souvent accompagnés d’enfants tous recouverts d’habits aux couleurs de l’emblème national, se sont, comme c’est désormais devenu une habitude, rassemblés au niveau de deux points. La place des Martyrs jouxtant le palais de la Culture et la place de la Pyramide ont en effet été envahies par la foule aux couleurs vert, rouge et blanc. A peine la prière du vendredi achevée que des milliers d’autres citoyens se joignirent à l’impressionnante marée humaine qui prendra de plus en plus de l’ampleur vers 15 heures.

Aux sons de l’hymne national et autres chants patriotiques, les manifestants ont sillonné les principales artères du centre-ville, exigeant pour certains la non-application de l’article 102 de la Constitution, lequel ne peut, selon certains, constituer la solution à la crise actuelle dans la mesure où, disent-ils, il aurait dû être actionné bien avant. « Maintenant c’est trop tard », insistent-ils.

D’autant que d’aucuns ont qualifié d’inconcevable la reprise du pouvoir d’El Mouradia par l’actuel président du Conseil de la Nation, Abdelkader Bensalah, ou même par le président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaïz, au cas où le premier se déclarait incapable d’assurer la transition.

D’autres mettaient en avant la fraternité entre le peuple et l’armée en scandant du « Djeich, chaab Khawa khawa ». On pouvait aussi lire sur certaines pancartes l’incontournable exigence de déférer les figures du système devant les tribunaux pour qu’ils soient jugés. Bref, si les vendredis passés le départ pur et simple des figures du « système » constituait la principale revendication, hier les slogans hissés ont été multiples et semblaient placer encore plus haut la barre des exigences.

Aussi, et hormis le nom de l’ex-chef d’Etat Liamine Zeroual, aucun appel n’a été lancé à d’autres personnalités parmi celles en vue pour les inviter à prendre en main la période transitoire au cas où le président partirait.

En tout cas, Constantine a encore une fois été au rendez-vous. Ils étaient des dizaines de milliers à adhérer au mot d’ordre les invitant à maintenir la pression sur « le pouvoir décrié » qui, en tout cas, continue de faire de la résistance.

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