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Nationale

Les compositions du premier trimestre perturbées

Les compositions du premier trimestre perturbées

Prévues ce dimanche, les compositions du premier trimestre dans le cycle primaire ont été perturbées dans plusieurs établissements scolaires à travers le territoire national, et ce suite à l’appel de la Coordination nationale des enseignants du primaire au boycott de ces épreuves.

Les enseignants protestataires, en grève depuis le 6 octobre dernier, ont décidé de boycotter les compositions après l’échec des négociations entre leur coordination et le ministère de l’Education nationale. Ce dimanche, des millions d’élèves n’ont pas subi les compositions du premier trimestre, et ce dans plusieurs wilayas du pays. Les enseignants qui ont mis hier à exécution leur menace de boycotter l’organisation de ces épreuves, entament aujourd’hui une nouvelle grève de trois jours. Un mouvement ponctué par des rassemblements devant les directions de l’éducation à travers tout le territoire. Les enseignants grévistes n’écartent pas le recours à la grève illimitée en cas de non prise en charge de leurs doléances. Le ministère de l’Education nationale et les instituteurs campent tous deux sur leurs positions alors que les élèves devraient être en pleines compositions. Pour sa part, et pour éviter que les élèves ne soient pris en otages dans ce bras de fer, le département de Belabed aurait pris des mesures pour l’organisation de ces épreuves dans les délais fixés. Le ministère a décidé de faire appel aux inspecteurs pour préparer les questions des examens. Des sanctions ont été prises contre les enseignants grévistes, avec des ponctions sur les salaires et les primes de rendements. Ces derniers risquent même l’expulsion, s’ils viennent à répondre à l’appel du boycott.

Cette grève n’a pas été du goût des parents d’élèves qui ont vu leurs enfants privés de cours et hier de compositions. « Bien qu’elle soit malade, ma fille s’est efforcée à réviser pour les compositions, et voilà qu’on nous annonce que ces dernières n’auront pas lieu », a déclaré un parent d’élève rencontré devant une école primaire à Boudouaou dans la wilaya de Boumerdès. Sur les réseaux sociaux, les parents d’élèves s’acharnent contre les enseignants grévistes. Certains sont même allés plus loin en les accusant de « ne chercher que leurs intérêts au détriment de l’élève ». D’autres leur demandent de faire un peu plus d’efforts en classe au lieu de faire grève. « Il est inadmissible de priver les élèves des compositions », a clamé une maman de deux élèves, contestant de ce fait la décision de ces derniers de recourir au boycott des compositions pour la prise en charge de leurs revendications socioprofessionnelles. Il faut rappeler que plusieurs réunions entre la Coordination des enseignants du primaire et les responsables du ministère de l’Education ont été tenues mais n’ont abouti à aucun accord, notamment en ce qui concerne la révision des statuts particuliers de cette catégorie de travailleurs du secteur car, selon le ministère de l’Education, la question est du ressort du ministère du Travail. Pour rappel, la grève des enseignants du primaire, entamée le 6 octobre dernier, était renouvelable chaque lundi, avant de passer à trois jours cycliques. Les revendications des enseignants du primaire tournent autour de « la modification du statut particulier, de sorte à reclasser les enseignants du secondaire, du moyen et du primaire au même grade de base, la diminution du volume horaire des instituteurs par rapport à leurs collègues du moyen et secondaire,

l’application immédiate du décret présidentiel 266/14 avec effet rétroactif depuis sa délivrance en 2014, la création de nouvaux grades d’enseignants pour les matières scientifiques, littéraires et l’éducation physique (sport) ». Ils demandent également « la révision des programmes pédagogiques pour, notamment, alléger le poids des cartables et la révision des calendriers des vacances et de la rentrée scolaire pour les régions du sud du pays ». « La restitution du droit à la retraite anticipée et sans condition d’âge, la régularisation de la situation des enseignants formés après le 3 juin 2012 afin de leur permettre de bénéficier des différentes promotions » figurent également dans leur plate-forme de revendications.

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