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Nationale

Les communaux de Béjaïa reprennent le chemin de la protestation

Les communaux de Béjaïa reprennent le chemin de la protestation

Les communaux ont repris hier le chemin de la protestation. Cette nouvelle action, qui durera trois jours (22,24 et 25 août), a été enclenchée suite à la déception générée par les dernières actions, notamment la grève illimitée menée récemment et qui n’avait pas fait réagir les autorités.

Elle intervient, souligne-t-on dans un communiqué-appel qui nous a été transmis, « suite à la réunion tenue le 13 du mois courant par le conseil national du secteur des communes ».

Une réunion convoquée pour l’évaluation du bilan de la grève illimitée menée récemment mais qui n’avait abouti à rien. Les grévistes constatent « la fermeture des portes du dialogue et la non-satisfaction des revendications du syndicat ». « Nous avons enregistré aussi la dégradation du pouvoir d’achat et le recours abusif aux recrutements précaires, dont le préemploi, les intimidations et les atteintes aux libertés syndicales, etc.

Cette grève sera suivie d’un rassemblement devant les sièges de wilaya demain, annonce-t-on dans ledit appel. Le taux d’adhésion à la grève est de 75% au niveau national, alors qu’à Béjaïa et Tizi Ouzou, il est de 100% », a déclaré à la presse hier Kamel Bahat, président de la Fédération des collectivités locales au Syndicat national autonome des travailleurs de l’administration publique (SNAPAP).

Il précise : « Nous sommes présents dans 38 communes et elles sont toutes en grève » Il y a, dit-il, « 3 566 travailleurs qui sont en grève ». Il a cité les communes où le taux de suivi est de 100%, à savoir Semaoune, Akfadou, Tifra, Chemini, Sidi-Aïch, Sidi-Ayad, El-Tennine, Tizi N’Berber, Adekar , Amizour, El-Kseur, Tichy et Aokas, Kherrata, Souk… ». 

S’agissant des revendications soulevées, elles portent toujours sur « la révision du statut général de la fonction publique et des statuts particuliers de tous les corps communs, ouvriers professionnels, conducteurs et gardiens, le respect des libertés syndicales et le droit de grève, l’ouverture de négociations sur le projet du statut et du régime indemnitaire des travailleurs communaux, et l’élaboration de tous les règlements liés au monde du travail, la révision du projet du code du travail selon les amendements du département du travail, notamment, ceux apportés par les experts du Bureau international du travail (BIT), le maintien du régime de retraite sans condition d‘âge, la révision à la hausse des primes notamment 2 000 DA pour la femme au foyer à 8 000 DA, l’application de l’indemnité des agents de l’état civil avec effet rétroactif à compter du 01 janvier 2008, comme le stipule l’article 85 du décret exécutif N° 11/334 du 20/09/2011, le calcul de la période du service national dans le régime de retraite, la révision du barème de I’IRG, l’intégration en priorité de tous les contractuels et vacataires en poste, l’abrogation de l’article 87 bis de la loi 90/11 ».

Selon M. Bahat, « la situation qui prévaut dans le secteur des communes est catastrophique : érosion du pouvoir d’achat, cherté de la vie, absence d’augmentation des salaires, atteintes aux libertés syndicales, précarité de l’emploi par le recours abusif aux recrutements précaires dans le cadre du préemploi, emploi de jeunes, AlG… ». 

M. Bahat a fait savoir que « la plateforme de revendications du syndicat n’est toujours pas prise en charge et les pouvoirs publics ne veulent pas ouvrir de dialogue ; ils continuent à faire la sourde oreille aux cris de détresse des travailleurs qui sont désemparés face à des conditions socioéconomiques de plus en plus difficiles ».

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