-- -- -- / -- -- --
Nationale

Les cheminots reprennent le chemin des rails

Les cheminots reprennent le chemin des rails

Perturbé pendant quatre jours par une grève des cheminots, le trafic ferroviaire a repris « totalement » hier suite à un accord conclu entre la direction générale et le syndicat qui prend en charge des revendications des travailleurs.

C’est ce qu’a fait savoir un responsable de la Société nationale du transport ferroviaire (SNTF) cité par l’APS. Le débrayage, entamé à la suite d’un accident ayant coûté la vie à un cheminot dans la wilaya de Bejaia, a pris fin samedi et le trafic a repris « totalement » dimanche sur l’ensemble du réseau ferroviaire national, a expliqué l’assistant du directeur général de la SNTF, M. Abdelwahab Aktouche.

 La fin de quatre jours de bras de fer est survenue au lendemain de la réunion entre la direction générale de la SNTF et la Fédération nationale des cheminots, ponctuée par une « entente » pour la prise en charge de « l’ensemble » des revendications soulevées par la fédération, en priorité celle inhérente à l’aspect sécuritaire, lequel a motivé cette grève. 

« La réunion nous a permis de débattre de la situation de l’entreprise, s’agissant notamment de la sécurisation du trafic et plus particulièrement des points singuliers que constituent les passages à niveau », a précisé le même responsable. Soulignant le « vrai cauchemar » que représentent ces points de passage pour l’ensemble des employés de l’entreprise, sur les plans « humain et matériel », M. Aktouche a ajouté que la plupart des accidents surviennent précisément dans ces endroits. 

La direction a décidé, entre autres mesures, de la « suppression » de certains passages à niveau « priorisés » eu égard à leur « dangerosité », et leur remplacement par des passages « dénivelés », faisant savoir, à ce propos, l’existence de 1 500 passages à niveau à l’échelle nationale. 

Le représentant de la direction informe également qu’il « n’y aura plus de passages à niveau » dans les nouvelles lignes, alors que sur ceux existant déjà, certains pourraient être « maintenus suivant les caractéristiques de chaque zone, de leur visibilité, et des données du trafic ferroviaire ». 

Relevant que le caractère « dangereux » de ces passages n’est pas « propre » à l’Algérie, M. Aktouche a imputé les cas d’accidents qui y surviennent, essentiellement au « manque de respect » du code de la route et à « l’incivisme » citoyen, relevant la faiblesse de la marge de manœuvre dont dispose un conducteur de train pour éviter un accident. 

En plus de la question de la sécurisation du réseau ferroviaire, d’« autres points » ont été examinés lors de cette réunion, a indiqué le même responsable, notamment la prise en compte des maladies professionnelles ainsi que « l’environnement hostile » qui entoure le travail des cheminots, eu égard aux multiples actes de vandalisme et de saccage qui, au-delà de leur impact financier, leur causent parfois des blessures corporelles et un « stress » certain.

 Confirmant la reprise du trafic ferroviaire, le secrétaire général de la Fédération des cheminots, Abdesslem Albane, a fait savoir le retour partiel des cheminots dès samedi soir, avant qu’il ne soit à l’échelle nationale, à partir de la matinée du dimanche.

Tout en soulignant la « disponibilité » dont a fait montre la direction générale de la SNTF afin d’assainir la situation et satisfaire l’ensemble des revendications, il a précisé la prise en charge de l’exigence inhérente à la prime de « pénibilité » pour la totalité des employés de l’entreprise, y compris ceux activant au niveau de l’administration. 

La grève des cheminots ayant paralysé pendant quatre jours le trafic ferroviaire national a occasionné une perte financière pour la SNTF estimée à 40 millions de DA, a indiqué M. Aktouche. 

Le mouvement de contestation a, par ailleurs, pénalisé quelque 390 000 usagers du train, et retardé l’acheminement de quelque 46 000 tonnes de marchandises, selon les données fournies par le même responsable. a-t-il indiqué. Des sources syndicales ont expliqué que la grève a été décidée pour dénoncer le manque de sécurité des trains aux passages à niveau non gardés. Le mouvement de grève a été suivi à Bejaïa, Alger, Oran, Constantine et Blida.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email