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Nationale

Les chaînes privées rappelées à l’ordre

Les chaînes privées  rappelées à l’ordre

Les « excès » de certaines chaînes de télévision privées, cherchant de toute évidence le sensationnel dans le traitement de l’information inhérente aux rapts d’enfants, amène, de nouveau, les pouvoirs publics à mettre de l’ordre dans le secteur.

En effet, l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV) a appelé encore les médias audiovisuels à traiter les informations ou les images relatives aux rapts d’enfants « en se fiant exclusivement, comme l’exige la loi, au communiqué du procureur de la République compétent ».

Et d’insister sur le fait que toute diffusion d’image ou d’information doit « obéir aux valeurs et règles professionnelles », appelant les médias à « placer les événements dans leur juste contexte ».

L’ARAV appelle en outre à se fier exclusivement, « comme l’exige la loi », au communiqué du procureur de la République compétent. Il est rappelé que ce représentant de la loi est à même de diffuser toute information crédible et objective, en ce sens que lui-même travaille en coordination avec les services de sécurité.

Il est recommandé ainsi d’éviter toute diffusion d’image ou d’information de façon à ne pas empiéter sur le cours de l’enquête, selon le communiqué de l’ARAV signé par son président, Zouaoui Benhamadi.

Se disant interpellée par les actes « ignobles » et « inadmissibles » dont sont victimes des enfants, l’ARAV appelle à toutes les parties impliquées dans la diffusion de l’information à observer « une rigueur toujours plus grande dans le traitement de ces informations de très haute sensibilité humaine ».

L’ARAV valorise à son juste titre le plan national « Alerte rapt/disparition d’enfants » pour mieux veiller au respect des lois de la République en vigueur, notamment la loi 14-04 relative à l’activité audiovisuelle qui reprend, dans son article 48, les dispositions se rapportant à l’objectivité et à la transparence dans le traitement de l’information et la couverture des événements ainsi que les dispositions de la loi organique relatives à l’information, et celle 15-12 relative à la protection de l’enfant ainsi que les conventions et traités internationaux.

L’enlèvement de la petite Nihal, le 21 juillet en Kabylie, puis la découverte, une dizaine de jours plus tard, de ses ossements, ont mis en émoi toute l’Algérie, au point d’appeler au châtiment suprême, c’est-à-dire la peine de mort contre toute personne osant attenter à l’intégrité physique d’un enfant. Autrement dit, mettre fin à un moratoire appliqué en 1993 par le gouvernement algérien.

Ce triste événement, malheureusement, a poussé certaines chaînes de télévision privées à verser dans le sensationnel, appelant ceux qu’elles qualifiaient de « spécialistes » à commenter, souvent subjectivement, cet épisode macabre de l’histoire de l’enfance algérienne.

Dans une instruction adressée récemment à plusieurs ministères, corps de sécurité et organismes publics, le Premier ministre Abdelmalek Sellal a fait part de la mise en place d’un plan national anti-kidnapping d’enfant baptisé « Alerte rapt/disparition d’enfants ».

Elaboré par un groupe de travail multisectoriel créé sous l’égide du ministère de la Justice conformément aux instructions du Premier ministre en date du 18 janvier 2016, est-il précisé dans l’instruction, ce dispositif sera déclenché à chaque fois qu’un cas de rapt ou de disparition d’enfant sera signalé dans le pays.

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