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Nationale

Les candidats et la recherche scientifique

Les candidats et la recherche scientifique

Les cinq candidats à l’élection présidentielle du 12 décembre prochain accordent, dans leurs programmes électoraux, un intérêt particulier au domaine de la Recherche scientifique en Algérie à travers une série de mesures “pratiques et réalistes” répondant aux exigences du développement durable.

A ce titre, le candidat Azzedine Mihoubi a estimé que le développement de la Recherche scientifique passait inéluctablement par “la réforme” du système de l’Enseignement supérieur en vue de relancer le rôle de l’université dans le développement socioéconomique du pays.

Dans son programme électoral, le prétendant à la magistrature suprême a exposé plusieurs mesures devant soutenir la Recherche scientifique, dont des exonérations fiscales au profit des entreprises économiques qui réalisent des laboratoires de recherche et développement.

M. Mihoubi s’est, en outre, engagé à créer une ville pour l’innovation qui aura pour charges, le suivi et l’accompagnement de l’ensemble des innovateurs et de leurs projets dans différentes domaines scientifiques, économiques et technologiques.

Il a, aussi, insisté sur la révision, de manière objective et scientifique, du système universitaire, une réforme à laquelle prendront part toutes les parties concernées dont les enseignants, experts et syndicats, et ce en vue de cristalliser une nouvelle conception au diapason de l’époque et d’ériger l’université en un levier de développement solide.

Le candidat indépendant, Abdelmadjid Tebboune a appelé, dans son programme, au développement de la Recherche scientifique et technologique, à l’exploitation du produit de la recherche, à travers le développement du concept “recherche de la demande” et la conclusion de contrats de recherche entre les universités et les centres de recherches générales avec les entreprises économiques.

Cette démarche permet, selon son programme, de commercialiser les produits de la recherche sous forme de nouvelles petites et moyennes entreprises (PME).

Le candidat Abdelmadjid Tebboune encourage, dans son programme, la création d’entreprises et de laboratoires de recherche par les chercheurs et les étudiants des Ecoles supérieures (startups).

Parmi les mesures de promotion et de développement de la Recherche scientifique en Algérie contenues dans le programme de M. Tebboune, figure la création du Conseil national de la recherche scientifique et des technologies de façon à l’ériger en catalyseur du développement socioéconomique, à travers la création de relations étroites avec le Gouvernement et les entreprises publiques et privées, outre la valorisation de la mission de l’enseignant universitaire et de l’universitaire et l’amélioration de leur statut.

Quant au développement du domaine de la Recherche scientifique, il se concrétise chez le candidat du Front El Moustakbal, Abdelaziz Belaid, à travers la mise en place de mécanismes de liaison entre le Recherche scientifique et les branches de l’activité économique et de croissance l’accompagnant.

Dans son programme électoral, le candidat Belaid promet de développer la recherche scientifique en encourageant les études professionnelles au sein des universités, afin de préparer les étudiants au monde du travail.

Pour sa part, le candidat du parti Talaie El Hourriyet, Ali Benflis, compte œuvrer pour un enseignement supérieur d’excellence qui passe, selon lui, par la promotion de l’innovation, l’amélioration de l’enseignement, la révision du système national de bourses

universitaires et le développement de la publication chez les universitaires, les enseignants et les spécialistes.

De son côté, le président du Mouvement El-Bina, Abdelkader Bengrina, propose dans son programme la création de centres spécialisés dans la recherche scientifique répondant aux spécificités de chaque région du pays.

Il s’engage aussi à mettre en valeur et à tirer profit des résultats de la recherche scientifique selon les exigences du développement et à œuvrer sérieusement pour le retour des compétences scientifiques se trouvant à l’étranger.

Le candidat entend également consacrer 3% du PIB à la recherche scientifique et mettre en place une stratégie de transfert, d’appropriation et de développement des technologies en encourageant les moyens d’innovation et de création et en promouvant la culture de la propriété intellectuelle.

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