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Nationale

Les candidats estiment le sujet de l’arabe inattendu

Les candidats estiment le sujet de l’arabe inattendu

Inflexible, le ministère de l’Education a appliqué sa décision d’interdire les portables aux niveaux des classes d’examen du Bac.

« Le candidat doit être muni de sa pièce d’identité, sa convocation ses articles scolaires nécessaires … mais sans plus », a affirmé hier un professeur au centre d’examen de Hussein Dey. Les sacs laissés à l’extérieur des classes au même titre que les téléphones portables.

« Même éteints, les portables sont interdits en classe », a renchéri une jeune candidate à cet examen déterminant, qui marque la fin de la scolarité et le sésame pour accéder à l’université. Pour la plupart des candidats de la filière langues étrangères, le sujet de la littérature arabe, était difficile ou du moins inattendu. Les deux sujets au choix « n’étaient pas du tout prévisibles ».

C’est en tout cas l’avis des élèves rencontrés dans le centre d’examen d’Hussein Dey. Le premier sujet concerne un poème de Mahmoud Sami el-Baroudi sur son exile à Sri Lanka. Le second, un texte sur l’apparition du récit court dans l’histoire de la littérature algérienne.

« Franchement, ce sont des thèmes auquel je ne m’y attendais pas du tout », a admis Salma, une jeune fille au hidjab qui vient du Lycée des frères Hammia (Vieux Kouba).

« J’ai opté pour le deuxième sujet et je pense que j’ai pu m’en sortir, car j’ai une bonne base en langue arabe », a-t-elle affirmé confiante. Lotfi, un jeune du même lycée, qui passe son bac pour la deuxième fois, ne semble pas très satisfait. « Je ne suis pas très brillant en littérature arabe », a-t-il avoué en estimant qu’il ne s’attendait pas à une bonne moyenne dans cette matière principale dont le coefficient est cinq.

Même son de cloche chez Imen qui s’attendait plutôt à un sujet sur les poètes et les écrivains arabes dépaysés tels les libanais Elia Abou Mâdi et Mikhaïl Nuayma ou un poème de Moufdi Zakaria. « Mais avec la suppression du seuil des programmes pour l’examen du bac, il fallait s’attendre à tout », a-t-elle admis, l’air un peu déçue.

Elève au lycée Hassiba de Kouba, Imen raconte qu’elle a suivi tout au long de l’année, des cours de soutien dans toutes les matières, même en histoire. « C’était nécessaire pour apprendre comment faire une synthèse d’histoire », a-t-elle justifié. Mise à part les langues étrangères, Imen appréhende la suite, surtout « la philosophie et les maths ».

« Le programme et trop long. Il y a trop de thèmes à apprendre. Et même si on décide de faire l’impasse sur certains sujets, c’est trop risqué », s’est-elle plainte. Toutefois, l’épreuve de la langue arabe n’est pas une source de grand stress pour les séries sciences et maths, « Cette matière de coefficient deux n’est pas la plus importante mais tout de même elle compte », estime Lamia, candidate libre, rencontré dans un autre centre d’examen à Hussein dey, réservée pour les candidats libres, filière science ».

Les deux sujets étaient « plutôt » abordables ; l’un portait sur le nationalisme, un texte de Abdelhamid Ibn Badis, l’autre un poème d’Elia Abou Mâdi. Etudiante en première année biologie à la fac centrale, elle repasse son bac pour la deuxième fois dans l’espoir de le décrocher avec une moyenne qui lui permet de s’inscrire dans la faculté des sciences médicales.

Lamaia affirme avoir renoncé à certains de ses examens à la fac mais la justification du Bac lui permettra d’aller au rattrapage. « J’espère pouvoir réaliser mon rêve cette fois-ci », a-t- elle souhaité. Malek, un candidat libre rencontré au même centre d’examen estime que le baccalauréat commence vraiment avec les épreuves des matières scientifiques.

Car c’est là où les coefficients sont importants ». Son rêve : faire des études à l’académie militaire de Cherchell.« Il faut avoir au moins une moyenne de 12,5 /20 pour y accéder », a-t-il affirmé.

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