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Nationale

Les Béjaoius poursuivent la marche vers la démocratie

Les Béjaoius poursuivent la marche vers la démocratie

C’est une déferlante populaire qui s‘est déversée ce vendredi sur le boulevard de la Liberté au chef-lieu de Béjaïa. Des dizaines de milliers de personnes ont pris possession de la ville. La mobilisation reste intacte sinon s’est consolidée encore ces deux dernières semaines. Une grande détermination est observée chez les Béjaouis qui ne lâche rien et qui se positionnent on ne peut plus clairement contre le scrutin présidentiel fixé au 12 décembre.

Une réalité qu’on ne peut ignorer, sinon aller à contre-sens de la volonté populaire, à savoir le changement pacifique, rien de plus. Preuve en est que la dynamique de changement enclenchée le 16 et le 22 févier dernier a bouclé son 8e mois ; elle ne s’essouffle pas et la détermination des populations à aller jusqu’au bout reste inébranlable. Les foules qui ont encore manifesté hier dans les rues de la ville de Yema Gouraya étaient résolues à provoquer un changement de régime politique et passer à un Etat démocratique, civil, populaire, un Etat de droit et de justice par une transition et se débarrasser des symboles du régime qui cherchent à revenir par la grande porte. « Noukni Nenad atsrouhem, atsrouhem : nous avons dit vous allez partir, vous allez sûrement partir », « Ennedou enoudi alema yeghli udhavu » « Enidhal enidhal heta yaskout enidham », scandaient les manifestants.

Ensuite sont scandés des slogans critiques à l’égard des tenants du pouvoir et l’instance du dialogue, à l’égard de la haute instance de surveillance et des élections ensuite des slogans anti élections : « Had el aâm makenche l’vot », « Makenche l’vot maâ el issaba », « Ulac smah ulach », « Makenche intikhabat maâ el issabat ». Les foules ont soutenu les détenus d’opinion, exigeant leur libération et la consécration de la liberté d’expression, de réunion et de manifestions sans les intimidations et la répression : « Libérez les détenus », « Libérez Karim Tabou », « Libérez Lakhdar Bouregaâ … », « Thelleli iyimaghnassen, l’habs iyimakhouren : Liberté aux militants ou aux détenus, prison aux bandits ». Les manifestants ont également, réaffirmé leur intention de rester mobilisés pour faire avancer l’idéal de droit, de justice et démocratie : « Djazaïr Houra démocratia, ou Algérie libre et démocratique », « pour une transition démocratique », « Pour une deuxième République », « Ya h’na ya n’touma maranèche habsine ». Les foules ont, ensuite, exigé la liberté au peuple et la restitution de sa souveraineté spoliée : « Le Peuple veut l’indépendance : echaâb yourid el istiklal », scandaient les manifestants au cours de la 32e manifestation populaire visant le changement du système politique et l’instauration d’une république démocratique et populaire.

Les manifestants ont brandi les drapeaux national et amazighe réaffirmant, toutefois, leur attachement à l’unité. Des banderoles et pancartes décriant le système, décriant les élections présidentielles et le régime en général et sa dérive autoritaire ont été brandies avec force. Notons qu‘une minute de silence a été observée en hommage aux huit nourrissons décédés ces derniers jours suite à un incendie dans un établissement hospitalier à El-Oued. Il est utile de noter également qu’à Akbou, des milliers de personnes ont marché à partir de Guendouza jusqu’au centre-ville avant de se séparer dans le calme devant le siège de l’APC. La foule a rejeté les élections et tiré sur le pouvoir, exigeant un changement de régime politique, la libération des détenus d’opinion et détenus politiques du mouvement populaire et réitéré la détermination de rester mobilisés pour poursuivre la marche vers un Etat de droit démocratique et populaire.

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