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Sports

Les athlètes impressionnent le public

Les athlètes impressionnent le public

Le superbe terrain gazonné du Centre de loisirs scientifiques de Tizi Ouzou a été, à l’occasion de Leïlat el Qadr, le théâtre d’une série de démonstrations sportives exécutées par des pratiquants d’arts martiaux.

Ce rendez-vous éminemment sportif, qui est à sa 15e édition, a été convoqué par la direction de la jeunesse et des sports de la wilaya de Tizi Ouzou en collaboration avec la Ligue des sports de combat (LSB). Il faut reconnaître que les amoureux des arts martiaux ont été gâtés puisqu’ils ont eu droit à des numéros de différentes disciplines de la grande famille de l’art martial et différents styles de chaque discipline, mais aussi exécutés avec une compétence indiscutable. Pour le pratiquant du Kung-Fu, Khedim, venu d’Oran, sa remarquable intervention sur le tatami a porté sur deux styles.

Le premier est le célèbre style dit « kung-Fu style shaolin » et le second est celui appelé « hap kido ». A voir Khedim exécuter ses techniques, on aurait pu croire à une pantomime d’un de ces moines chinois sorti directement de son temple, tellement est grande sa maîtrise de la science du kung-fu. Toujours dans cette discipline mais dans le style de wushu, c’est l’équipe de l’IRB d’Aïn El Hammam d’émerveiller le public. La chorégraphie mise en avant par les pratiquants dont certains ne dépassent pas les sept ans aurait reçu une excellente note même de la part d’éminents experts.

En effet, tous en même temps et par petits groupes où justement chaque petit groupe exécute son propre numéro, l’ensemble offre un spectacle d’une beauté exceptionnelle. Cette beauté réside dans la synchronisation des mouvements lesquels sont d’une grande prouesse sportive. Faire un saut de plus d’un mètre et donner un coup de pied, voire deux coups de pied avant d’atterrir au sol pour ensuite enchaîner une longue roulade n’est certainement pas à la portée d’un néophyte.

L’équipe d’Abi-Youcef recevra également des ovations du public pour son kung-fu de haut niveau où le menu a été composé de katas et de démonstrations de combat et où le pratiquant réussit à se tirer d’affaire contre un et plusieurs adversaires armés de couteau et de bâton.

Pour le karaté-do, c’est l’Union sportive du village Kemouda, commune de Tizi Ouzou qui fera la représentation. Le public aura aussi le loisir de découvrir l’aïkido, superbe numéro exécuté par la merveilleuse équipe de l’Aïkido Sporting Club de la wilaya de Tizi Ouzou, le taekwondo par le Djurdjura Taekwondo Ouadhias, le karaté koshi ki par le Djurdjura Club d’Assi-Youcef, le kyokoshinkai par l’Union Sportive de Boghni et le Kempo par Idhourar de Tizi-Ouzou.

Chaque disciple, devons-nous rappeler a été dignement représentée par ses pratiquants tant le niveau de pratique a atteint un degré supérieur. Les arts martiaux en Algérie ont atteint au cours de ces 20 dernières années le niveau mondial. La preuve est donnée, encore une fois, au stade du Centre scientifique et des loisirs de Tizi Ouzou à l’occasion de Leïlat el kadr.

Dans certaines disciplines de la grande famille des arts martiaux, la casse figure dans les programmes. Nos karatékas et taekwondoïstes l’ont d’ailleurs prouvé. D’un coup de poing, une pile de tuiles est réduite en miettes. Et d’un coup de pied, avec le tibia, deux planches qu’ont peut aisément utiliser comme cale pour un camion sont brisées.

Le public tizi-ouzien a pu le constater hier dans la soirée. Notons enfin que l’aérobic, la danse classique et la gymnastique classique ont également égayé cette nuit des miracles (leïlat el kadr). Ces créneaux ont été l’apanage des filles lesquelles ont fait merveille. Dans l’exécution des numéros de l’aérobic et la danse classique, la prouesse sportive, contrairement à ce que pourrait croire un néophyte, la grande prouesse sportive a été de rigueur.

Même sur fond de danse et musical, certains passages ont été marqués par un grand saut au-dessus du sol pour y retomber les jambes écartées à 180 degrés et le buste collé en avant contre une jambe. Nos danseuses, dont certaines ne dépassent pas les cinq ans, l’ont bien réussi. A travers l’exécution de leurs différents numéros, nos filles ont rappelé aussi que l’initiation à toute science doit commencer à un âge de grande jeunesse.

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