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Nationale

Les anciens métiers en voie de disparition

Les anciens métiers en voie de disparition

Le secteur de l’artisanat traditionnel de la wilaya de Ghardaïa a enregistré, durant ces deux dernières décennies, la perte de près de deux tiers de ses vieux métiers.

Les artisans dinandiers de Ghardaïa considèrent que la vallée du M’Zab, qui ne comptait pas moins de trente vieilles corporations, a besoin aujourd’hui plus que jamais d’une meilleure prise en charge et d’un véritable souffle catalyseur pour la relance des métiers en veilleuse ou en voie de disparition : « Les problèmes de l’artisanat, soulignent-ils, sont de différents ordres et touchent notamment à la commercialisation, à l’importation des matières premières et aux mesures de stimulation pour encourager les jeunes formés dans les centres de formation à s’installer et à créer leurs propres ouvriers ».

La plupart des maîtres-artisans ont vieilli et n’ont pu assurer leur relève du fait des contraintes dues aux lois sociales jugées très peu favorables à l’essor de ce secteur, dont les conditions de travail sont particulières.

Ils indiquent que ces maîtres ont rarement employé plus d’un ouvrier quand il n’est pas aussi membre de leur famille et ce, pour diminuer les charges. Certes, l’artisanat à Ghardaïa a permis, pendant les années qui ont suivi l’indépendance du pays, l’éclosion d’une pépinière d’industriels qui, artisans à l’origine, se sont reconvertis dans la production à la chaîne, notamment dans les domaines du prêt-à-porter et des textiles, deux secteurs qui font aujourd’hui la réputation de cette région du M’Zab.

Parmi les métiers qui ont disparu, l’Union des petits commerçants et artisans cite la dinanderie, la tannerie et à la transformation du cuir, etc… Par contre, d’autres semblent revivre, telle l’ébénisterie, la broderie sur les burnous des cavaliers.

La relance des vieux métiers à Ghardaïa qui sont pourvoyeurs d’emplois s’avère indispensable, mais cela exige des moyens et des structures qui doivent être mis en place.

L’Union des petits commerçants et artisans suggère l’utilisation de la place du marché de Ghardaïa comme office de l’artisanat pour le soutien et la relance de ce secteur.

Cela dit, plutôt que de voir ces « éternels trabendistes » et ces vendeurs à la sauvette de toutes sortes de produits incompatibles avec les produits artisanaux envahir la place du marché et dans bien d’autres places, il serait préférable de voir celle-ci reprendre son prestige d’autan comme la vente à la criée, présentant son exposition artisanale très diversifiée d’articles soigneusement confectionnés qui font découvrir aux touristes les vraies valeurs du patrimoine artisanal de la région, ainsi que la beauté fascinante des sites du M’Zab.

Espérons que les nouvelles mesures relatives à l’artisanat traditionnel qui viennent d’être adoptées par le gouvernement à travers l’organisation de multiples fêtes artisanales, puissent apporter « un vent de renouveau » à ce patrimoine artisanal très négligé.

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