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Nationale

Les anciens condamnés à mort accusent le «Parti de la France» de complicité

Les anciens condamnés à mort accusent le «Parti de la France» de complicité

Réagissant à une déclaration récente du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, à l’Assemblée nationale française et dans laquelle il « conseillait » à Alger de restituer les biens immobiliers des pieds-noirs qui ont quitté l’Algérie en 1962, les « anciens condamnés à mort » estiment que cette « sortie » est une provocation sciemment orchestrée contre le peuple algérien.

« Comprenez une bonne fois pour toutes que votre France a occupé notre pays par la force et que nous l’avons chassée par la force.

Aujourd’hui vous osez revendiquer de notre gouvernement l’indemnisation de vos biens, que vous avez pourtant vendus à des Algériens au moment du départ massif et précipité en 1962, obéissant au mot d’ordre de l’OAS « la valise ou le cercueil », indique l’Association nationale des anciens condamnés à mort 1954-1962.

L’organisation présidée par Mostefa Boudina s’adresse aussi bien aux pieds-noirs qui prétendent avoir laissé des biens derrière eux en Algérie qu’aux harkis, ces traîtres qui avaient choisi le camp des criminels de l’armée française contre leurs propres frères. Après 54 ans d’indépendance de l’Algérie, arrachée au prix d’un million et demi de martyrs, les harkis ont eu droit, récemment, à un hommage présidentiel aux relents provocateurs contre l’Algérie.

La cérémonie s’est déroulée en présence du président Hollande. Les anciens condamnés à mort n’omettent pas aussi de tirer à boulets rouges sur le « Parti de la France », ou les « relais » en Algérie de ces nostalgiques, qualifiant ces derniers de « gens de la promotion Lacoste », restés en Algérie sous un statut de « faux moudjahidine » et occupant, de surcroît, des responsabilités dans les institutions de la République algérienne.

Ces derniers, selon l’association, ont aidé les pieds-noirs pour ester en justice des Algériens qui occupent les logements laissés par les colonialistes. « Notre association dénonce certains jugements d’expulsion de nos nationaux de leur logement acquis légalement, prononcés en faveur de certains pieds-noirs, et cela en dépit de l’existence de lois algériennes régissant ces questions ».

Ayrault répondait récemment à une question du député de l’Assemblée française Elie Aboud, un Franco-Libanais proche des lobbys sionistes (CRIF) et cultivant une haine viscérale contre l’Algérie, qui l’avait interrogé sur le « dossier » des « biens » des pieds-noirs.

« En tout état de cause, l’Algérie ne restituera pas les anciens biens immobiliers des pieds-noirs et anciens colons » ; c’est ce qu’a fait savoir l’Algérie indépendante par le biais du directeur général des Domaines, Mohamed Himour. 

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