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Op-Ed

Les Allemands s’y remettent !

Tout le monde en parle ! Un Algérien, demandeur d’asile, a subi une maltraitance de la part de la police allemande. Eh oui, la race pure se remet dans la peau de sa nature première.

Maltraiter. Sa nature historique. Ses camps, ses fours crématoires. Mais contrairement au siècle dernier, la race au-dessus de laquelle tout mulâtre perche sa chapelle de supériorité aujourd’hui est la race arabe. Ce qui semblerait être arabe.

Maghrébin… Jamais un Allemand, du 21ème siècle, n’aurait osé outrepasser les limites du « politiquement correct » en violentant un Européen. Encore moins un juif. Les conséquences auraient été désastreuses. Nuremberg et la Shoah remis sur la table ! Versailles revisité, le traité actualisé.

Jamais un Allemand, aussi nazi soit-il, aussi raciste et portant sa croix gammée sur le cœur… Un Européen, un Américain, un juif ont tout ce qu’il faut derrière et devant : un gouvernement debout, même en crise mais debout et fort, des médias libres, retraçant l’Histoire, harcelant, humiliant… Mais un Algérien ? Pôv algérien ! Facile, à tous les excès les voies sont tailladés ! Adkhol ya M’barek be Hma… Néanmoins, il y a lieu vraiment de se demander de cette nouvelle humeur grincheuse des Deutsches.

Ces Allemands qui accueillaient dignement les immigrés algériens sur leur territoire, comme d’ailleurs dans d’autres pays européens. Ces Allemands qui ont joué un grand rôle dans la mobilisation de la communauté internationale pour le problème de l’Algérie durant la guerre de libération.

Les Algériens en Allemagne (Ali Haroune, Omar Bouadoud et d’autres) ont eu l’intelligence de mobiliser ces Allemands, violents aujourd’hui, de toutes les couleurs politiques ou religieuses : catholiques, trotskistes, sociaux-démocrates… De toutes les franges sociales : étudiants, politiciens, travailleurs, journalistes… Tous ces gens étaient sensibles à la cause algérienne.

Les Algériens n’oublieront pas des personnalités politiques comme Hans Jürgen Wischnewski (SPD), la fondation Friedrich-Ebert des cercles religieux (catholiques et juifs) et des étudiants activistes comme le club Voltaire à Francfort qui ont beaucoup apporté à la révolution algérienne en soutenant les représentants de la révolution algérienne en Allemagne dans un moment où l’activité politique du FLN en France était devenue quasiment impossible.

C’était l’époque où l’Allemagne était cassée par la guerre, une Allemagne qui voulait reprendre son souffle sur des bases démocratiques. L’appareil sécuritaire (la police) agissait d’une manière timide, effacée. Le peuple allemand, blessé, nez à terre par la guerre après la défaite, assistait les initiatives anticoloniales.

Des cercles de solidarité avec l’Algérie s’étaient même formés et le journal « Freies Algérien » (Algérie Libre) se distribue dans les quatre coins de République divisée. Aujourd’hui, l’Allemagne est de nouveau debout. Un appétit d’ogre, une obésité économique pouvant prétendre à porter toute l’Europe sur ses épaules. Elle peut s’asseoir sur les principes des droits de l’homme sans qu’une ligue n’en lâche le moindre mot.

Quant à son histoire de soutien aux peuples colonisés, celui-ci ne relève que d’une hyper-idéologisation et une hyper-politisation sournoises permettant au faucon de renaître de ses cendres. Une fois les yeux ouverts, le basané algérien était là pour subir l’éraflure de la patte sauvage !

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