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Nationale

Les Algériens interdits d’entrée aux Émirats arabes unis

Les Algériens interdits d’entrée aux Émirats arabes unis

Les Émirats arabes unis ont décidé de suspendre la délivrance des visas pour les Algériens ainsi que 12 autres pays, pour des raisons de «sécurité», a rapporté mercredi l’agence Reuters. Une décision qui aurait un lien avec les positions opposées de l’Algérie sur plusieurs dossiers, dont celui du Sahara occidental.

Outre l’Algérie, les autres pays touchés par la mesure sont la Tunisie, la Turquie, l’Iran, la Libye, la Syrie, le Pakistan, l’Irak, l’Afghanistan, le Yémen, la Somalie, le Kenya et le Liban, selon le même média qui cite un document délivré par les autorités émiraties.

Le document se réfère à une circulaire sur l’immigration entrée en vigueur le 18 novembre. Il indique que les demandes de nouvel emploi et de visas de visite avaient été suspendues pour les ressortissants, qui sont en dehors des Émirats arabes unis, et qui se trouvent dans la liste de ces 13 pays, et ce jusqu’à nouvel ordre.

Contactée par Reuters, une source gouvernementale proche du dossier a affirmé que «la décision de suspendre la délivrance de visas à ces 13 pays a été prise pour des raisons de sécurité nationale». Néanmoins, la même source a assuré que «cette mesure restera en vigueur pour une courte durée».

Les Émirats arabes unis avaient temporairement cessé de délivrer de nouveaux visas aux Algériens et aux citoyens des 12 autres pays, pour des raisons de sécurité, selon Reuters. La semaine dernière, le ministère pakistanais des Affaires étrangères a déclaré que les EAU avaient cessé de traiter les nouveaux visas pour leurs citoyens et ceux de certains autres pays.

Cette mesure intervient, par ailleurs, dans une conjoncture de froid entre Alger et Abu Dhabi, notamment à cause des positions de l’Algérie concernant plusieurs dossiers, dont celui du processus de paix libyen et palestinien mais aussi celui du Sahara occidental, où les Emirats ont récemment ouvert un consulat général, précisément à Laâyoune.

D’autant plus que l’Algérie avait refusé de bénir la nouvelle tendance à la normalisation des relations avec Israël qui compte depuis septembre dernier deux autres pays arabes qui le reconnaissent officiellement, les Émirats arabes unis et Bahreïn, ce qui n’a pas été au goût des dirigeants émiratis. « Nous ne participerons pas à la course à la normalisation, et nous ne la bénissons pas (…) La question palestinienne est sacrée pour nous et pour le peuple algérien », a déclaré le Président Tebboune.

La suspension ne touche quasiment que des pays arabes ou musulmans, dont certains connaissent des frictions depuis quelque temps dans leurs relations avec Abu Dhabi. L’absence dans la liste d’un pays comme le Maroc, qui n’offre pas plus de garanties que ses deux voisins du Maghreb, en matière tant sanitaire que sécuritaire, est difficile à expliquer autrement que par des considérations politiques.

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