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Nationale

Les agresseurs d’automobilistes de Tablat condamnés

Les agresseurs d’automobilistes de Tablat condamnés

Pour s’être rendus coupables d’association de malfaiteurs et d’agressions armées à l’aide de couteaux, suivies de vols, trois inculpés originaires de la commune de Larbâa, dont l’âge ne dépasse pas 30 ans, ont été condamnés avant-hier à six ans de prison ferme par le tribunal d’appel de la 2e instance du tribunal criminel de Blida.

Les trois mis en cause ont été arrêtés le 28 novembre 2017, soit un mois après les faits, par les éléments de la police judiciaire de la Gendarmerie nationale suite à des plaintes faisant état de la présence d’une association de malfaiteurs, composée de trois bandits, au niveau des virages dangereux de Tablat.

L’une des victimes s’est présentée à l’audience et a pointé un doigt accusateur vers deux des trois mis en cause, n’ayant pas pu identifier si le troisième inculpé faisait partie de ses agresseurs le 28 octobre 2017 Elle a déclaré à la présidente Mme Ben Cheikh : « Deux des trois accusés que j’ai en face de moi m’ont menacée avec leurs couteaux, l’un à la gorge et l’autre à la jambe. Le premier m’a finalement assené un coup de couteau à la jambe gauche au moment où son ami me délestait de mon portable cellulaire et de 70 000 dinars. »

Elle a ajouté : « Mes agresseurs ont pris le soin d’endommager les roues de mon camion pour que ne puisse pas les suivre. De peur qu’ils reviennent encore une fois, et alors que j’étais blessée à la jambe, j’ai quand même pris le risque de démarrer avec les roues crevées. J’ai mis beaucoup de temps pour arriver au barrage fixe dressé par les militaires. »

Appelés à la barre pour donner leurs versions des faits et répondre des graves accusations portées contre eux par les juges de la chambre d’accusation de la cour de Blida, les trois individus incriminés ont tenté de faire croire à la présidente en charge du dossier que « les faits pour lesquels ils sont poursuivis n’ont rien à voir avec l’affaire pour laquelle ils comparaient aujourd’hui. »

Sereine, la présidente du tribunal criminel, entourée par ses deux conseillères, dont Leila Rachad, ancienne parquetière du tribunal de Sidi M’hamed, et avec quatre membres du jury, a répliqué : « Dites ce que vous voulez. Soyez logique tout simplement. Le tribunal se réunira lors des délibérations et passera au tamis vos déclarations. »

Le procureur général a requis dix ans de prison ferme, estimant que toutes les preuves légales et matérielles relatives aux accusations sont formelles et appuyant son réquisitoire sur les déclarations de la victime. Il a indiqué que « les mis en cause ont failli commettre l’irréparable en blessant à la jambe leur proie. Ils s’attaquaient aux paisibles usagers des virages de Tablat en profitant, parfois, des pannes de leurs véhicules ».

Il a ajouté : « Les inculpés ne méritent ni clémence ni indulgence de la part de votre honorable tribunal car ils assaillaient des personnes sans force Mme la juge ».

Vu les demandes du procureur, les déclarations contradictoires de leurs clients et le témoignage de la victime, les avocates de la défense, dont celle commis d’office, se sont contentées de solliciter l’application des articles ayant trait aux circonstances atténuantes conformément à l’article 53 du code pénal et 592 du code de procédures pénales.

Il convient de signaler que les mis en cause ont écopé, lors de leur premier jugement, de cinq ans de prison ferme et ont introduit, par le biais de leurs avocates, des appels sollicitant la révision des peines prononcées, estimant qu’elles « étaient trop lourdes »

Les avocates de la défense comptent introduire des pourvois en cassation à la chambre criminelle de la Cour suprême.

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