-- -- -- / -- -- --
Nationale

Les activités judiciaires ont repris progressivement

Les activités judiciaires ont repris progressivement

Au lendemain de l’accord signé entre le ministère de la Justice et le Syndicat national des magistrats (SNM) le travail a repris progressivement dans les tribunaux et les cours de justice. L’accord a été validé par l’ensemble des membres du bureau exécutif du SNM. Il a été soumis individuellement aux membres du Conseil national et approuvé par 52 membres, 4 l’ont approuvé avec des réserves, 6 s’y sont opposés. Mais cet accord n’est pas du goût du club des magistrats, né au lendemain du mouvement populaire du 22 février dernier. La suspension de la grève illimitée déclenchée par le mouvement des magistrats, après avoir obtenu quelques promesses du ministre de la Justice, est loin de faire l’unanimité. Pour cause, le club des magistrats d’Algérie n’a pas caché son mécontentement quant à cette décision, même s’il dit être « contraint » de s’y conformer pour ne pas « saboter le fonctionnement des actions judiciaires et les intérêts des justiciables ». Dans une déclaration rendue publique hier et signée par leur porte-parole Marzouk Saâddedine, les magistrats de la capitale accusent « certains parties de vouloir briser l’unité des magistrats à travers cet accord avec le ministère ».

Ils précisent avoir été « surpris par la décision unilatérale du Syndicat national des magistrats d’arrêter la grève en contrepartie de « quelques promesses de satisfaire les revendications ». Tout en précisant que tous ses cadres ont bénéficié du dernier mouvement annuel « opéré par l’actuel ministre de la Justice qui appartient à un gouvernement désigné par des forces extra-constitutionnelles et rejeté », le Club des magistrats d’Algérie souligne avoir soutenu fortement la grève à laquelle a appelé le SNM. 

C’est pourquoi il tient à informer l’opinion publique que ses membres « n’ont pas été consultés » avant la prise de cette décision « surprenante » d’arrêter la grève, et considère « cet accord comme une soumission au vœu du ministre de casser le mouvement et l’unité des rangs des magistrats ». Le Club des magistrats d’Alger estime que ceux qui ont été derrière cette « manœuvre »(…) vont tôt ou tard en payer le prix, que ce soit certains symboles du club ou ceux du syndicat national » Le club des magistrats d’Algérie « rassure » qu’il va poursuivre son combat malgré l’arrêt « momentané » de la grève pour qu’il ne soit pas accusé de saboter le travail de la justice. Le Syndicat national des magistrats (SNM) a annoncé, pour rappel, dans un communiqué la reprise du travail judiciaire après 10 jours de grève. La décision de suspendre leur mouvement de grève fait suite à une réunion tenue mardi dernier au siège de la Cour suprême d’Alger en présence du président du SNM et du SG du ministère de la Justice. L’accord porte sur les revendications professionnelles et matérielles, l’indépendance de la justice et le mouvement des magistrats : « Concernant la revendication de la concrétisation de l’indépendance de la justice dans les textes et dans les faits, il a été convenu d’ouvrir un atelier impliquant toutes les parties concernées par l’enrichissement des textes relatifs à cette revendication, avec une participation active et directe des

magistrats », rapporte le communiqué du SNM. Pour le mouvement dans le corps des juges, les magistrats qui s’estiment satisfaits du mouvement qui les a touchés « peuvent prendre leurs nouvelles fonctions et ceux qui n’ont pas été touchés par le mouvement sont invités à reprendre le travail ». Pour ce qui est des revendications matérielles, « il a été convenu de les satisfaire entièrement en décembre prochain, avec effet financier rétroactif à partir du 1er janvier 2019 ». Le magistrat insatisfait par le mouvement doit déposer un recours directement au secrétariat du bureau permanent du CSM. Il attendra le résultat de son recours à l’issue de la réunion du Conseil supérieur de la magistrature qui aura lieu au cours de la troisième semaine de novembre. S’agissant des revendications matérielles, il a été convenu de les satisfaire entièrement en décembre prochain, avec effet financier rétroactif à partir du 1er janvier 2019.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email