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Nationale

Les 4 500 postes de travail seront préservés

Les 4 500 postes de travail seront préservés

Avec la décision prise par l’Etat algérien de reprendre le complexe sidérurgique d’El-Hadjar, détenu jusqu’alors par le conglomérat indien ArcelorMittal, les 4 500 postes de travail seront préservés, a garanti le PDG du groupe IMETAL, Kamal Djoudi.

Un programme de recrutement est même en cours « pour rajeunir les effectifs », a indiqué Djoudi lors de son passage sur les ondes de la Chaîne III de la radio algérienne. Il en sera de même, poursuit-il, pour les 1 000 travailleurs activant dans le secteur minier. 

Avec ce processus de restructuration du complexe sidérurgique d’El-Hadjar, le gouvernement cherche à assurer la promotion et le développement de l’industrie sidérurgique nationale et à contribuer positivement à promouvoir l’autosuffisance en acier.

« Il ne s’agit pas d’une opération de renationalisation ni de nationalisation », a-t-il affirmé. M. Djoudi a assuré que l’Etat n’est pas impliqué dans cette opération et qu’il n’a nullement l’intention de vouloir « réinstaurer un système de monopole ».

Selon lui, le programme d’investissement relatif à cette opération a été négocié avec les banques et a inclus des apports d’actionnaires, ne nécessitant le versement d’ »aucun sou ». La restructuration de cette usine, a signalé M. Djoudi, va nécessiter un investissement d’environ 600 millions de dollars, obtenus auprès de la Banque extérieure d’Algérie (BEA), 120 millions de dinars mobilisés par des actionnaires et enfin 80 millions de dollars provenant d’ArcelorMittal.

Les autres actions, a-t-il poursuivi, vont justement consister à reprendre en main les mines de fer alimentant El-Hadjar et à relancer le projet d’exploitation de celle de Gara-Djebilet, « un projet de dimension nationale pour lequel tous les secteurs ainsi que les moyens de financement seront mobilisés ».

L’invité escompte que, d’ici février à mars, El-Hadjar produira 1,2 million de tonnes d’acier et, lors d’une seconde phase, parviendra à une production globale de 2,2 millions de tonnes. Celle-ci, a-t-il ajouté, sera fortement appuyée par le projet de Bellara (Jijel), appelé à produire, une fois terminé, quelque 4 millions de tonnes d’acier.

Pour l’heure, seul le complexe d’El-Hadjar produit de l’acier en Algérie, en attendant l’entrée en production de deux nouveaux complexes, dont celui de Bellara qui, situé dans la province de Jijel, sera d’une capacité de production de cinq millions de tonnes par an. Il convient de rappeler, que l’Algérie importe annuellement pour une valeur moyenne de 10 milliards de dollars d’acier.

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