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Nationale

L’erreur humaine à l’origine du sinistre, selon la justice française

L’erreur humaine à l’origine du sinistre, selon la justice française

Le vol AH5017 Ouagadougou-Alger, qui s’était écrasé le 24 juillet 2014 dans le nord du Mali une demi-heure après son décollage, en faisant 116 morts, aurait pour cause une série d’erreurs humaines.

Le rapport de l’enquête judiciaire française publié jeudi dernier sur le site du Figaro révèle que l’accident de cet avion de la compagnie espagnole Swiftair affrété par Air Algérie et reliant l’aéroport de Ouagadougou (Burkina Faso) à Alger, est dû à une série d’erreurs « tragiques ».

Les deux juges d’instruction ont confirmé que la cause principale de l’accident est la non-activation du système d’antigivre des sondes moteur, alors que la température extérieure et la zone humide traversée requéraient sa mise en place.

Le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) avait déjà annoncé en avril que l’équipage n’avait vraisemblablement pas activé ce système, conduisant au dysfonctionnement de certains capteurs. « Au cœur de la tempête, le pilote aurait ainsi essayé de tirer le manche en arrière pour « tenter de récupérer l’assiette de l’appareil au lieu de le pousser en avant .

Cette manœuvre serait liée à une mauvaise interprétation de la position de l’avion, déjà penché en arrière, amplifiant alors son décrochage et précipitant sa chute, écrit Le Figaro en se référant aux explications des auteurs de l’enquête. Le Figaro cite d’autres faits et dysfonctionnements qui n’expliquent pas à eux seuls le crash, mais y contribuent par leur accumulation.

Par exemple, le simulateur de vol sur lequel s’entraînait l’équipage n’était « pas exactement celui de l’avion ».
L’enquête ajoute d’autres facteurs aggravants : le fait que même si le pilote et le copilote espagnols avaient une expérience importante, « ils n’avaient volé en Afrique qu’une seule fois auparavant » où les conditions météorologiques sont particulières.

Cela a joué terriblement en défaveur de l’équipage espagnol qui ne connaissait pas les spécificités de la région, notamment ses zones d’orages particulièrement violents, comme celui qu’a rencontré le vol. A propos de la météo, justement, le Figaro ajoute que l’équipage était parti avec une fiche météo mise à jour plus de deux heures et demie avant le décollage. Le vol AH5017 Ouagadougou-Alger s’était écrasé il y a près d’un an, le 24 juillet 2014, dans le nord du Mali, une demi-heure après son décollage.

Le McDonnell 83, affrété par Air Algérie auprès de la compagnie espagnole de leasing Swiftair, transportait 112 passagers, dont 54 français, 23 Burkinabès mais aussi des Libanais, Canadiens, Allemands, Luxembourgeois.

Et les six membres de l’équipage étaient espagnols. quelques jour après le crash, la Air Algérie avait précisé à la presse que l’aéronef appartenait à la compagnie espagnole Swiftair mais opérait un vol d’Air Algérie, ce qui engage la responsabilité civile d’Air Algérie « vis à vis des passagers, fret et bagage du fait que les personnes à bord étaient des passagers d’Air Algérie, voyageant avec des billets Air Algérie. La perte de l’aéronef aurait été prise en charge par les assureurs de Swiftair, et l’évaluation du sinistre engendré par le crash n’a pas été révélée à ce jour.

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