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Op-Ed

L’épouvantail de « l’Etat de droit » : l’appel du pied à l’ordre occidental

Une certaine presse brocarde le président de la République et le ministre des Affaires étrangères, pour leur mise en garde pour une plus grande vigilance sur des « machinations et autres complots ourdis outre mer et relayés par divers supports médiatiques ».

M. Ramtane Lamamra avait dénoncé avec fermeté une campagne de déstabilisation d’ONG qui sous couvert de « droits de l’homme et de l’Etat de droit » accusent l’Etat algérien de manquement grave aux droits de l’homme pour avoir arrêté des citoyens qui pourtant ont enfreint les lois de la République.
Elle surfe avec les vagues envahissantes de ces ONG qui les exaltent.
Ces ONG dont la plus médiatisée Amnesty International ont inlassablement stigmatisé les autorités algériennes sur l’Etat qu’elles jugent « sombre » des libertés chez nous : liberté d’expression, d’association, religieuse etc… sous le fallacieux prétexte qu’ils constituent des « standards internationaux ».
Leur objectif est de contraindre l’Algérie à adapter des règles de droit pour régir ses rapports sociaux, sa vie sociale, sur les modèles adoptés par l’occident par nécessité du mieux-vivre ensemble, comme réponse à leurs conflits internes. En d’autres termes « standardiser leur modèle ». La société algérienne n’est pas la société occidentale. Elle a sa propre histoire, elle a ses propres valeurs.

Elle est une nation qui renaît de ses cendres, en phase évolutive, et subit comme tout corps social une crise de croissance. Son Etat-Nation est garant de son unité et veille à sa protection.
La renaissance de notre nation la rend vulnérable à toute agression ou influence étrangère sous les apparences de la modernité – la modernité occidentale -, d’une modernité qu’on tente de transplanter dans une société qui ne peut l’assimiler parce que contraire à ses valeurs.

Cette clarification est rappelée d’abord aux étrangers « donneurs de leçons », qui par leur incursion dans les politiques intérieures des nouveaux pays indépendants -dont l’Algérie- s’autorisent à les déstabiliser, et à une certaine presse qui leur est inféodée par fascination de « l’exotisme » occidental.

Faut-il rappeler, à ceux que le modèle européen séduit que ces ONG, censés se vouer à l’aide humanitaire aux populations démunies, s’immiscent et s’interfèrent plutôt dans ce qui relève de la souveraineté et de la compétence des pays libres qui disposent de leurs propres règles pour prévenir et maintenir l’ordre public.
D’autre part ces ONG transcendent les réalités des pays qu’ils évaluent et s’octroient le privilège de fixer les indices et les critères pour les estimer ou les juger en bons ou mauvais élèves dans leur gouvernance.

Cette classification est un moyen de dévaloriser et de culpabiliser les pays qui se démarquent de l’ordre occidental, aujourd’hui dominant. Et ce malgré les injustices que ce même occident leur a fait subir. 

Remémorons-nous quelques exemples édifiants sur le parti-pris qu’avaient affiché certains ONG pendant la tragédie nationale de la décennie noire.
Autant Amnesty International que la FIDH s’étaient acharnés contre l’Etat Algérien dans sa lutte contre le terrorisme islamiste.
Ils l’accusaient de réprimer sa population en distillant le doute suggestif de qui tue qui ? Mais ne s’embarrassaient nullement de qualifier les terroristes de « groupes armés ».

Pour mieux « enfoncer » notre Armée, la FIDH leur avait imputé le meurtre des moines de Tibhirine et a continué à faire le forcing auprès de la justice française.

N’oublions pas R.S.F dirigé à l’époque par ce retors de Menard, qui accusait cette presse, qui aujourd’hui fait la sourde oreille, d’être à la « solde du régime », la contraignant à se justifier.

Continuons notre analyse sur la « grave situation des droits de l’homme en Algérie » selon A.I et à laquelle donne écho cette presse.

Cette ONG juge qu’il y aurait restriction des libertés d’expression, de religion, d’association et de réunion.

Liberté religieuse 
Sur la liberté religieuse est évoquée un courant minoritaire de l’islam « les Ahmadis », estime Mme Hassina Oussedik représentante d’AI, et qu’il faut le considérer au même titre celui des Zaouias.
On se demande si cette dame a, au moins une notion sur l’évolution de l’Islam après la mort du prophète (QSSSL) et les califes bien-guidés.
Sans pénétrer la complexité de la structuration de notre religion, rappelons seulement le grand schisme après la mort du calife Ali qui a donné naissance à deux tendances de l’Islam : le sunnisme (majoritaire) et le chiisme.
Le sunnisme, expression de l’orthodoxie musulmane, s’appuie sur le livre (Coran), la tradition du prophète et reconnaît les quatre premiers califes comme ses successeurs. Quatre écoles juridiques ont été fondées par les imams qui portent leurs noms qui l’expriment et sont adoptées dans les différentes régions musulmanes.
Très tôt des ordres religieux se sont formés dès la 1 année de l’Hégire – en faisant le serment de rester fidèles jusqu’à la mort, à la doctrine prêchée par le prophète (QSSSL)-.
Tous les ordres religieux sont orthodoxes et remontent et aboutissent au prophète.

C’est l’orthodoxie musulmane qui fonde les ordres religieux. Leurs fondateurs ont appuyé leur enseignement sur l’autorité d’un maître et sur ceux qui lui ont transmis la « vérité ». Cette liste qui remonte jusqu’au prophète, qui fut le premier maître, est appelée « Sensla » ou chaîne et les gens qui la composent « Ahl essensla » ou gens de la chaîne, par laquelle s’affirme cette puissance souveraine qu’on appelle la tradition constante et véridique.
Cette chaîne est garante de la transmission fidèle des enseignements coraniques et conforme à la tradition du prophète pour éviter toute innovation, ou reproche d’innovation, considéré comme hérésie.
Les zaouia s’inscrivent dans la lignée des ordres religieux.
Elles sont des lieux de recueillement d’enseignement religieux en respectant la « Tariqua » de l’ordre religieux auquel elles se rattachent. Elles sont également des lieux d’hébergement et de restauration pour leurs enseignants et étudiants ainsi que pour tous les voyageurs et visiteurs qu’elles accueillent.
Elles ne disposent pas de missionnaires, ni ne s’adonnent au prosélytisme.

Se hasarder à qualifier une institution religieuse de l’islam – la zaouia – comme alter-ego d’une secte créée à la fin du XIXe siècle, procède d’une méconnaissance totale de ce qui constitue les socles, sur la base desquels s’est élevée et consolidée la religion musulmane. Les zaouia ont l’âme chevillée à l’islam et son prophète (QSSSL) et subliment le Créateur.

Les Ahmadis ne dérivent historiquement ni d’une école juridique, ni ne se rattachent à une quelconque chaîne d’ordre religieux. Ils ne constituent qu’une secte qui comme toutes sectes agit dans l’ombre.

Elle veut s’implanter dans l’espace musulman par son seul décret, comme courant minoritaire de l’islam. Elle pénètre le champ social sans se conformer aux textes de lois qui régissent les conditions d’exercice de tous les cultes ; sans aucune légalité.

L’Etat est dans son rôle d’assurer l’ordre public et de garantir l’unité nationale par des actions préventives – la prévention est mère de sûreté-.

Par ailleurs, de quelle compétence et de quel droit se prévaut cette ONG sur ceux du ministère des Affaires religieuses pour affirmer que les Ahmadis sont un courant minoritaire de l’islam d’une part et de vouloir les imposer en tant que tel au sein de la société algérienne ? N’est ce pas une ingérence ? non ! On divague ! on est toujours hanté du « complotisme » : Alors soyons magnanimes et disons ce n’est qu’une « infiltration ».

Liberté d’expression
La liberté d’expression est empruntée comme une « voie royale » à toutes les dérives verbales contre les personnes, les institutions, les croyances ou les religions.
Toute objection, ou demande de réparation est considérée comme une atteinte aux droits de la liberté de « dire ».
Une rumeur, une information de sources anonymes des offenses des médisances peuvent être librement exprimées selon leurs protagonistes :
Mais qui disposent de ces moyens de diffusion ? ce sont les mass-médias. Mais tous n’en usent pas. Par conséquent, c’est une partie de ces médias, celle qui affiche une franche opposition aux autorités.

Soyons clairs. Il ne s’agit pas de remettre en cause leurs droits à communiquer les informations sur des faits réels, ni des critiques sur les choix politiques économiques ou socioculturels, argumentés, ou d’en proposer d’autres.

Fermons la parenthèse

Donc ces médias par le recours à cette liberté d’expression – leur modus operandi – s’autorisent à « violenter » des personnalités publiques, à les diffamer et les exposer à la vindicte populaire pour des faits supposés douteux, souvent par régionalisme ou tout simplement pour les disqualifier politiquement et se positionnent ainsi en visionnaires d’une politique avant-gardiste.
D’autre part, en se présentant sous un habillage moderniste, ils n’hésitent pas à dupliquer les agressions culturelles et cultuelles, que font subir la plupart des médias occidentaux à la religion musulmane et à nos pratiques sociales. L’exemple des caricatures sur notre prophète (QSSSL) est le plus démonstratif. On le montre avec une tête enserrée par un turban au-dessus duquel est logée une bombe.

Cette caricature a été banalisée par cette presse et présentée comme une innocente représentation de libre-penseur sur la religion. Quelle niaiserie ! et non ! elle n’est pas innocente ! Elle est explosive !

Elle ridiculise tout en diabolisant le fondateur et le propagateur de cette religion qui est l’islam, assimilé à une idéologie mortifère qui prêche la haine de l’autre.
Cette caricature fait injure aux musulmans et développe l’islamophobie dans cet occident majoritairement chrétien.
Censée être produite par une liberté de penser, elle rejette la liberté de conscience ou du culte qui lui est subséquente et la condamne.

C’est la perception de cette « liberté dévoyée » qu’A.I, soutenue par cette presse « charge » notre pays d’un « manquement grave aux droits de l’homme » pour avoir condamné Slimane Bouhafs à cinq (5) ans de prison.
Ce converti à la religion chrétienne – c’est son droit le plus absolu – qui au lieu de s’adonner à la pratique de sa nouvelle religion, il s’est cru investi du droit de dénigrer son ancienne religion -l’Islam – et son prophète (QSSSL) sans aucun respect pour l’immense majorité des croyants.
D’où la réaction de l’Etat -garant avec ses institutions- des règles morales et du respect des valeurs humaines de la société algérienne, conformément aux lois et règles qui en émanent, pour prévenir les troubles publics que peuvent générer les atteintes aux fondements spirituels de la communauté nationale.

Il est manifeste que M. Bouhafs désarmé culturellement a été victime de conditions conjoncturelles, qui l’ont poussé à croire à d’autres horizons mirifiques – malheureusement il n’est pas le seul-.

L’autre victime du « chant de sirène » de la liberté d’expression est M. Tamalt qui tombe sous sa séduction. L’enfourchant, il charge les responsables de toutes les institutions civiles et militaires en les accusant de détournement des derniers publics et s’autorise à outrager le Président de la République – acte gratuit-.
Quel sens donner à ces attaques frontales contre les institutions de la République ? Quel est le but recherché ? Quel bénéfice politique peut-il en tirer ? Ou est-ce des propos incantatoires ? quel est cet « Etat de droit » qui prendrait au sérieux ces extravagances. 
Une chose est sûre, ces allégations sont du « pain béni » pour ces ONG.

Son décès malheureux est la conséquence d’enjeux idéologico-politiques dans lesquels il s’est enferré.
Amensty International s’attaque aux autorités en leur reprochant, paradoxalement d’assurer l’ordre public.
Sous le prétexte de la liberté d’expression, elle critique les forces de sécurité de maintenir l’ordre, contre les violences de certains manifestants et leurs actes provocateurs, ou de ne pas autoriser certaines manifestations à risque.
Quand on observe, la réaction de la police outre-mer contre les manifestants et le traitement qu’elle leur inflige – l’affaire Théo, violé par l’introduction d’une matraque, pour avoir tenté de concilier la police et un jeune de quartier a entraîné des manifestations (pacifiques) dans l’ensemble du territoire français et fait la une de tous les médias (Presse et TV)-, force est de relever que notre police est plutôt conciliante et parfois avenante envers les manifestants respectueux, même si des dépassements difficilement contrôlables, peuvent subsister du fait de certains agents.
Ce parallèle nous interroge encore plus sur les motivations réelles de ces ONG.

Liberté d’association
L’atteinte à la liberté d’association qu’A.I. dénonce, c’est la liberté d’ingérence dont elle a été privée. Son parti-pris contre la politique et la gestion de nos affaires intérieures est notoire. « Les restrictions arbitraires » qui frapperaient les associations c’est l’interdiction qui leur est faite d’être financé par des organisations étrangères.
En fait, le recadrage des dispositions qui réglementent les associations relève de la souveraineté de l’Etat algérien. C’est son droit de plus légitime de protéger sa société de toute influence extérieure.

Par ailleurs, posons-nous la question de savoir quel est le but que poursuivent ces ONG.
L’autre question sous-jacente est qui les financent.
Celles qui se consacrent à l’Etat de droit et aux droits de l’homme, le font-elles par philanthropie pour défendre les persécutés, les opprimés ? Posons-nous quelques questions :
– Où se nichent ces philanthropes qui répandent leurs richesses par la seule générosité ?
– Pourquoi concentreraient-elles leurs actions particulièrement dans les pays autres que ceux de l’occident et ceux qui leur sont inféodés ?
– Si l’aide était désintéressée pourquoi n’est-elle pas consacrée aux pays sous-développés anciennement exploités par la colonisation ?

L’autre inconséquence est de vouloir évaluer ces jeunes pays sur la base des valeurs et des normes juridiques occidentales dont l’histoire et la culture ont été antinomiques.

Tous ces questionnements nous instruisent clairement que ces ONG -y compris celles qui classifient les pays selon les différents indices- poursuivent des objectifs pernicieux, dont l’un des buts évident est de les fragiliser, pour se les amadouer.

P.S. : Toutes les charges dont se prévaut cette ONG, sont des copiés collés que nous avons déjà lu dans cette presse, qui aujourd’hui les reproduit.
Alors, de grâce, qu’elle respecte ses lecteurs ! C’est le minimum exigible.

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