-- -- -- / -- -- --
Nationale

L’EPAL appelle les historiens à faire des recherches sur ce massacre 

L’EPAL appelle les historiens à faire des recherches sur ce massacre 

Le représentant de l’Entreprise portuaire d’Alger (EPAL), qui a pris la parole à l’occasion de la commémoration du 53e anniversaire de l’attentat du 2 mai 1962 contre les dockers, a appelé les chercheurs et les historiens à approfondir leurs recherches sur ce massacre perpétré par l’OAS.

Selon l’orateur, « cet attentat a coûté la vie à plus d’une centaine de personnes et blessé grièvement plus de 150 autres ». En effet, l’OAS a fait exploser une voiture piégée près du bureau d’embauche vers 5h45, où il y avait plus de 200 jeunes dockers qui attendaient de recevoir un jeton.

Selon le représentant de l’EPAL, « aujourd’hui les dockers sont des travailleurs respectés, ils ont un salaire respectable, ils ont le droit aux soins, les droits socioprofessionnels, une fédération des travailleurs des ports et un syndicat qui défendent leurs droits et ils ont des responsables de l’entreprise qui veillent à la préservation et à la pérennité des postes d’emploi ».

53 ans après ces événements, les responsables et les travailleurs de l’EPAL ont tenu à rappeler aux Algériens ce jour tragique où l’organisation terroriste OAS a frappé au cœur de la capitale par un acte abject des plus sanguinaires. Parmi les victimes il y avait également des garçons et des fillettes de moins de 15 ans qui vendaient de la galette et des sucreries. 

L’évocation de cette date douloureuse du 2 mai 1962 rappelle bien des sacrifices que nul ne peut imaginer aujourd’hui. Les souvenirs sont toujours vivaces. L’émotion est grande, elle est à la mesure de la tragédie qui a ébranlé des milliers de familles algériennes. L’OAS a frappé les dockers, leurs familles et toute la patrie par un acte abject des plus barbares.

Ce sont des martyrs de la Révolution qui ont payé de leur vie pour que l’Algérie soit enfin libérée des affres du colonialisme. L’OAS a utilisé une voiture piégée (une 4 CV) pour perpétrer le plus sanglant des attentats qu’elle n’ait jamais commis contre la population. La voiture piégée était chargée de ferraille et de morceaux de fonte et a explosé devant le centre d’embauche des dockers. 

Comme si l’explosion ne suffisait pas, les commandos activistes de l’OAS, embusqués dans les alentours, ont commencé à tirer sur les survivants qui tentaient de prendre la fuite. Selon les témoignages, ils ont aussi tiré à volonté sur les habitants de La Casbah venus secourir leurs proches et amis. Les murs du centre d’embauche et des bâtiments voisins sont criblés d’éclats.

Le représentant de l’EPAL a souligné que « depuis ce massacre, le port d’Alger s’est développé et a pris le pas sur l’attentat et ses commanditaires. Toutes les réalisations effectuées l’ont été grâce à la volonté responsable des Algériens. Le port d’Alger est considéré aujourd’hui comme la porte ouverte de l’Algérie sur d’autres continents.
 

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email