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Nationale

Lenteurs dans la vaccination à Annaba et laxisme de la population

Lenteurs dans la vaccination à Annaba et laxisme de la population

Avec ses 33.000 vaccinés à ce jour pour une population de plus de 800.000 habitants, la vaccination contre la Covid-19 traine le pas à Annaba au milieu d’un laxisme des citoyens quant à l’importance de la vaccin ou du moins le respect des gestes de protection.

Le directeur de la santé et de la population, docteur Nacer-Eddine Dameche, se montre alerte lorsqu’il affirme à la presse que « pour protéger la population de manière efficace contre la propagation de la Covid-19, il faut au moins vacciner 60% des habitants de la wilaya d’Annaba », soit l’équivalent de 500.000 personnes.

Dans cette course effrénée contre la propagation du coronavirus qui ne cesse de muter vers de multiples variants de plus en plus dangereux, il est urgent, comme recommandés par les plus grands immunologues du pays, que la population devrait se ruer vers les centres de vaccination pour recevoir la dose vaccinale.

Ce qui n’est pas le cas à Annaba, pourtant les lits d’hospitalisation et de réanimation affichent complet à la Coquette. Une démonstration d’urgence qui indique la prolifération du coronavirus, surtout à travers sa forme la plus dangereuse, le variant Delta. Pour le moment, seul le personnel de la santé est totalement vacciné. Sur les 33.000 personnes vaccinées à Annaba, 12.000 appartiennent au secteur de la santé.

Des chiffres insignifiants.

Dans les plages, sur le Cours de la Révolution, principal poumon d’Annaba, ou à travers les rues et marchés, le plus commun des citoyens ignore le masque, les lavages hydro alcooliques, et la distanciation. Les dernières mesures sanitaires de protection, sur injonction du ministère de l’intérieur, ne sont pas respectées.

On continue d’agir dans les espaces publics comme si le coronavirus n’existe plus. Et encore, pis. Les vaccins existent en grande quantité, et très peu de personnes sont présentes dans les centres de vaccination.

Plusieurs personnes hésitent par crainte ou suspicion, à se faire vacciner tout en faisant valoir l’alibi selon laquel des personnes sont morts suite aux vaccins existants, ou alors que certains vaccins en Algérie ne sont pas homologués par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ce qui entrainerait des refoulements en cas de sortie du territoire national. Une situation complexe, alors que le virus est entrain de prendre des proportions alarmantes.

A la direction de la santé et de la population, chaque jour on y aménage un nouveau centre de vaccination pour faciliter l’accueil de la population. Et ces vaccinodromes sont passés de 25 à 40 avec un espoir d’atteindre 320.000 vaccinés d’ici la fin d’année 2021.

On s’interroge s’il faut suspendre la saison estivale et établir un troisième confinement pour que le citoyen comprenne, enfin, l’urgence du moment. Selon des sources concordantes proches de l’administration locale, tout confinement n’est pas à l’ordre du jour.

Il semblerait que les pouvoirs publics sont décidés, cette fois-ci, d’introduire la notion, chez le citoyen, de coexister avec le coronavirus en optant pour la vaccination. Le ministre de la santé, Abderrahmane Benbouzid, a affirmé récemment qu’ « il n y aura pas de confinement à domicile, et seule la vaccination compte pour nous », avant d’ajouter que « « la vaccination est le seul moyen de protéger nos concitoyens contre le virus. Nous allons remarquer un recul dans le taux de décès avec l’augmentation du taux de vaccination », a-t-il expliqué.

Or, comment convaincre la population pour se faire vacciner? Sinon lui faire admettre d’une manière efficace le respect des gestes barrières contre le coronavirus.

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