Lenteur des travaux d’infrastructures à Ghardaïa : Le wali hausse le ton – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Lenteur des travaux d’infrastructures à Ghardaïa : Le wali hausse le ton

Lenteur des travaux d’infrastructures à Ghardaïa : Le wali hausse le ton
Les retards s’accumulent.

Certaines infrastructures publiques en cours d’exécution dans la wilaya de Ghardaïa connaissent une lenteur dans leur réalisation et présentent parfois une qualité douteuse. Souvent, celles-ci se dégradent même bien avant leur parachèvement.

C’est le constat désolant établi par bon nombre de citoyens. Lors de ses visites sur le terrain, le wali Abdallah Abinouar n’a pas manqué d’exhorter les concernés au respect des délais et à une nouvelle dynamique en matière d’infrastructures routières durables.

Avec des délais d’exécution peu respectés et tous les désagréments que cela peut comporter, la population est souvent indignée de voir que sa patience et le calvaire supporté ont été vains, au regard des retards quant à la livraison de certains ouvrages.

Les retards constatés dans la progression des travaux sont souvent imputés aux entreprises responsables de l’exécution des projets. S’agissant des travaux de construction d’édifices publics ou de bitumage de routes, par exemple, quelques mois après le lancement officiel des travaux, les entreprises se justifient soit du fait que l’étude de base ait connu d’importantes insuffisances, soit du manque de matériaux de construction ou de main-d’œuvre, ou tout simplement des retards en matière de payement de leurs factures par l’administration. A la lumière de toutes ces données, il apparaît clairement que l’ouvrage ne pourra être livré à la date fixée.

Partant justement des orientations présidentielles et du nouveau concept de la haute autorité du pays, qui prônent l’ouverture, la proximité et l’écoute des citoyens quant à leurs revendications, les parties concernées sont appelées à ne rien ménager pour trouver des solutions idoines et adéquates, notamment dans les domaines des infrastructures de base (routes, assainissement, habitat, électrification, eau potable, enseignement, santé publique) visant le bien-être des populations.

C’est dans cet objectif très précis, et pour un bon développement des affaires locales, l’amélioration des conditions de vie des citoyens et surtout un avenir meilleur, nécessaire pour une bonne gestion, et la remédiation à tout dérapage qui puisse entraver le développement local, que le wali de Ghardaïa, Abdallah Abinouar a effectué une sortie improvisée, la veille de l’Aïd-el-Aldha, dans divers chantiers en cours d’exécution à travers le chef-lieu de la wilaya, dont la construction en cours d’un collège dans la quartier de Touzouz.

Lors de son passage sur le terrain, le chef de l’exécutif a pu constater que l’entreprise chargée de l’exécution des travaux du collège en question enregistre un retard considérable. De plus, cet édifice scolaire devrait ouvrir ses portes dès la prochaine rentrée scolaire. En effet, ce qui se produit dans certaines communes de la wilaya de Ghardaïa crève l’opacité ambiante dans laquelle vit une population dans l’oubli et parfois à l’abandon. C’est ce qui a poussé quelques associations de quartier à organiser une multitude de mouvements de protestation devant la wilaya contre l’insuffisance constatée dans le développement local.

Et pour cause, «la situation endémique de ces localités éloignées et enclavées n’a pas changé d’un iota, malgré toutes les promesses émanant de certains ministres en visite dans la wilaya, lesquelles sont restées sans lendemain», estiment certains présidents d’associations de quartier dans leurs missives adressées au wali, déplorant ainsi le manque ou la lenteur quant à la concrétisation de plusieurs projets et microprojets engagés çà et là à travers certains quartiers et communes de la wilaya, à savoir les travaux d’assainissement, les berges et les routes, le bitumage, le dallage, les logements, les écoles, la santé, etc., qui souffrent de carences criantes. Bref, l’inquiétude touche un bon nombre de quartiers au sein de certaines communes de la wilaya.

A écouter les gens concernés, leurs doléances, tout à fait fondées et justifiées, ont un caractère exclusivement socio-économique, à savoir les infrastructures routières, le logement, les hôpitaux, la santé… Dans une large proportion, les victimes sont surtout issues de certains quartiers et communes éloignées. Economiquement marginalisées, le cercle vicieux de la pauvreté extrême les guette. Le moral de ces habitants (hommes, femmes et enfants) en souffre grandement. Et ce n’est que la face visible d’un immense et profond iceberg.

L’intervention valeureuse d’Abdallah Abinouar, lors du débat clôturant ses visites sur le terrain, a exprimé un grand souhait pour une nouvelle dynamique en matière d’infrastructures routières durables et construites dans les délais, améliorant ainsi la vie sociale à travers l’ensemble des régions du M’Zab, en sollicitant plus de soutien de la part des pouvoirs publics.

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