L’ENSA signe un accord avec l’ONM : Lancement d’un projet d’une station météorologique et climatique
La nécessité de prendre en compte le facteur climat dans l’élaboration des stratégies nationales de prévision afin d’améliorer les rendements agricoles, l’Ecole nationale supérieure d’agronomie (ENSA) a franchi une étape importante, à travers le lancement d’un projet de réalisation d’une station météorologique et climatique automatique au sein de l’Ecole, en coordination avec l’Office national de la météorologie (ONM).
Un accord de coopération et de partenariat entre l’ENSA et l’ONM a été signé mardi après-midi entre les deux établissements, représentés par le directeur de l’Ecole nationale supérieure d’agronomie, Tarik Hartani, et le directeur de l’exploitation de l’Office national de la météorologie, Sidi Ahmed Hammadi.
« Dans le cadre du développement des infrastructures de l’Ecole nationale supérieure d’agronomie et du renforcement de ses équipements pédagogiques afin de répondre aux évolutions que connaît le domaine des sciences agronomiques, notamment dans le contexte des changements climatiques et de leurs répercussions sur la production agricole, un accord de coopération et de partenariat stratégique a été signé entre les deux parties », a indiqué hier l’ENSA dans un communiqué. Elle a ajouté que le lancement de ce projet de réalisation d’une station météorologique et climatique automatique sera réalisé au sein même de l’Ecole, comme stipulé dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions de l’accord.
Le site d’implantation a été choisi et un plan d’action approprié a été défini afin d’entamer le projet, en coordination technique entre les deux parties.
Une station météorologique et climatique dédiée à l’agriculture permet, notons-le, de collecter des données microclimatiques locales pour optimiser l’irrigation, prévenir le gel et surtout adapter les cultures. L’adaptation des stratégies agricoles constituent, en effet, une nécessité absolue. C’est d’ailleurs ce qu’a souligné le directeur de l’ENSA. Signalant le fait que l’établissement avait été retenu par la Banque islamique de développement (BID) parmi les centres d’excellence, M. Hartani a insisté sur l’importance de prendre en compte le facteur climatique dans l’élaboration des stratégies nationales de prévision, afin d’améliorer les rendements agricoles.
A titre d’exemple, le rendement des céréales, qui se situe actuellement entre 12 et 15 quintaux par hectare, pourrait être porté à 20 à 25 quintaux par hectare. Il a, à cet égard, salué les travaux menés par les chercheurs de l’Ecole pour développer de nouvelles variétés de céréales résistantes aux changements climatiques.
Le directeur adjoint chargé des systèmes d’information, de la communication et des relations extérieures, Abdelkader Laribi, a évoqué, de son côté, la possibilité de participer à des projets de recherche internationaux, à l’instar du programme de recherche en Méditerranée PRIMA et du programme européen Horizon Europe.
Le directeur de l’exploitation de l’ONM a, pour sa part, indiqué que l’Ecole nationale supérieure d’agronomie avait été choisie comme partenaire dans le cadre du programme « Vers une gestion agricole intelligente », mené en coopération avec la Banque islamique de développement.
Selon la même source, la cérémonie, qui s’est déroulée en présence des cadres administratifs et techniques de l’Office, ainsi que des cadres académiques, des enseignants et des cadres administratifs et techniques de l’ENSA, a permis d’échanger sur les problématiques liées à l’impact du climat et des changements climatiques sur l’agriculture en général, notamment en matière de choix des cultures et des sols adaptés.
Les deux parties sont également convenues de faciliter l’accès conjoint aux publications scientifiques ainsi qu’aux publications relevant de l’intérêt général. Elles ont notamment mis en avant l’importance d’une publication récemment élaborée à la demande du ministère de l’Agriculture, intitulée « Scénarios futurs, climat et impacts sur l’agriculture ».