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Culture

Legs et valeurs humanistes

Legs et valeurs humanistes

La deuxième édition des Rencontres théâtrales Abdelkader-Alloula sera ouverte, à 19h demain, jeudi 10 mars, au Théâtre régional d’Oran avec le spectacle L’ultime halka de la troupe El Halka et le vernissage de deux expositions : Guesba wel guellal du photographe Karim Sidi Atallah et Algérie en caricature de Noureddine Belghomari.

Trois jours durant, les jeunes participants aux Rencontres théâtrales, comédiens, amateurs de théâtre et autres dramaturges, pourront (re)découvrir l’œuvre du regretté Abdelkader Alloula dans ses multiples dimensions, dans ses expérimentations qui ont insufflé au théâtre algérien une identité particulière.

Auteur, traducteur-adaptateur, scénographe et acteur, cet homme de théâtre a exploré Bertolt Brecht et Koltes, en passant par les grands classiques tels Molière et Shakespeare, la Commedia Dell’arte des textes de Gogol pour leur adaptation, Goldoni, Aziz Nesin et autres écrivains mais aussi les auteurs maghrébins, le barde Abderrahmane El-Majdoub, Allalou et Kaki. Alloula a puisé dans le patrimoine local, maghrébin et universel, son but étant de parachever un nouveau théâtre algérien à valeur universelle. Son mérite est d’avoir su adapter la langue parlée des Algériens, tout en lui donnant la puissance du jeu théâtral. En même temps, il a voulu moderniser les traditions des goual et de la halqa.

L’expérience de la halqa, cette tradition ancestrale très répandue dans les souks et sur les places publiques dans les campagnes de l’Algérie profonde, a débouché sur plusieurs œuvres théâtrales, notamment sa célèbre trilogie Lagoual (Les dires, 1980), Ladjouad (les généreux) (1985) et Litham (Le voile,1989), pour lesquelles Alloula a revisité à sa manière la halqa et le meddah, tout en élaborant un langage inspiré de la langue populaire des Algériens, la langue vivante par excellence, lui donnant ainsi une dimension artistique. Les œuvres de Alloula marquent également une rupture avec le théâtre aristotélicien où le spectateur reste passif.

Il en a fait de ce spectateur un élément dynamique du spectacle. Toutes les composantes de la pièce comme le décor, la lumière, la musique, les chants jouent un rôle essentiel dans la compréhension de l’histoire et dans l’évolution de l’intrigue. Rien n’est mis en place par hasard.

L’émérite Abdelkader Alloula doit également sa notoriété au-delà des planches. Il est l’auteur de deux scénarios de films : Gorine (1972) et Jalti (1980) de Mohamed Ifticène. Et sur la place d’Oran, il est apprécié pour ses valeurs humanistes et ses actions envers les enfants.

AU PROGRAMME
Jeudi 10 mars : Ouverture et spectacle L’ultime halka de la troupe El Halka. 19h.
Vendredi 11 : Hdar de l’association El Moudja de Mostaganem. 16h.
L’instit de la coopérative Masrah.net de Béjaïa. 18h. Samedi 12 mars : Créations autour du texte de Akli et Menouer, El Adjouad de Abdelkader Alloula. 16h. Clôture avec Taferka en concert. 19h30.

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