-- -- -- / -- -- --


Nationale

Législatives du 2 juillet : Les candidats sur la ligne de départ

Législatives du 2 juillet : Les candidats sur la ligne de départ

C’est ce mardi que débute la campagne électorale pour le renouvellement de l’Assemblée populaire nationale. Entre partis classiques favoris et nouvelles formations en embuscade, la bataille de la communication s’annonce rude, notamment sur le terrain numérique pour séduire les jeunes. Un scrutin crucial qui s’inscrit dans le parachèvement institutionnel de l’Algérie nouvelle.

L’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a finalisé l’ensemble des dispositifs nécessaires au bon déroulement du scrutin, afin de réunir les meilleures conditions aussi bien pour les candidats que pour les citoyens appelés à assumer leur devoir civique.

Cette fois-ci, la compétition électorale revêt un cachet très particulier en raison de plusieurs nouveautés législatives, introduites par la loi sur les partis politiques et les amendements de la loi électorale. De plus, la création de nouvelles wilayas a complètement bouleversé les calculs des partis engagés et de leurs listes, leur imposant une stratégie électorale radicalement différente et des discours bien précis.

Cependant, en dépit de nombreuses polémiques entourant le fameux article 200 de la loi électorale et des centaines de recours déposés par les candidats rejetés, il semble, aux yeux des observateurs, que la campagne va se dérouler dans un climat de sérénité et avec un sens élevé des responsabilités.

Conscientes de leurs engagements, certaines formations politiques espèrent décrocher le plus grand nombre de sièges, tandis que pour d’autres, il s’agira d’arracher une représentativité après avoir boycotté les élections législatives par le passé. Il est évident que les partis classiques, à l’instar du Front de libération nationale (FLN) ou du Rassemblement national démocratique (RND), auront les faveurs des pronostics et devront maintenir leur suprématie face à d’autres formations comme le MSP, le Front des forces socialistes (FFS), El Bina ou El Moustakbel. Il n’est pas exclu non plus que des candidats d’autres partis, tels que le PT, créent la surprise.

Néanmoins, pour les observateurs, le plus grand enjeu de ces législatives demeure le taux de participation. En effet, le phénomène de l’abstention pèse lourdement sur ces scrutins depuis plusieurs décennies. Les taux n’ont jamais dépassé un seuil appréciable, selon les chiffres officiels diffusés.

La tâche première des candidats, qu’ils soient issus de partis politiques ou indépendants, sera de sensibiliser l’électorat, notamment les jeunes, afin de les convaincre d’assumer leur devoir civique et surtout de choisir les élus susceptibles de répondre à leurs doléances. Une œuvre colossale sur le plan de la communication, certes, mais qui s’avère primordiale pour assurer le plein succès de ces joutes électorales d’une importance majeure. À ce propos, il convient de noter que les partis et les indépendants ont déjà investi les espaces numériques et les réseaux sociaux, en quête d’une plus grande visibilité.

La mobilisation de l’électorat renforcera la pratique politique sur le terrain à travers les meetings, les rassemblements populaires et les actions de proximité, contribuant ainsi à consolider l’institution parlementaire par l’émergence d’un débat démocratique et citoyen.

Pour sa part, l’ANIE a mis les bouchées doubles afin de garantir un vote libre, transparent et équitable. Parmi les mesures prises figurent la répartition équitable du temps d’antenne dans les médias audiovisuels publics par tirage au sort, l’ouverture obligatoire de comptes bancaires dédiés au financement de la campagne pour chaque liste candidate, ainsi que la signature de la Charte d’éthique des pratiques électorales. Ce texte engage formellement les candidats à respecter des règles strictes d’expression directe, et interdit toute incitation à la haine, à la discrimination ou à la violence fondée sur l’identité, la région ou la langue.

Enfin, il convient de rappeler que la revue officielle de l’ANP, El DjeïchEl Djeïch Revue de l'Armée nationale populaire fondée en juillet 1963, a consacré son dernier éditorial à la sécurisation et à la portée stratégique de ce scrutin, soulignant qu’il intervient dans un contexte national marqué par des transformations structurelles et des acquis hautement significatifs dans les différents secteurs stratégiques du pays.

Pour la revue, ces élections s’inscrivent en droite ligne de la continuité du processus de construction institutionnelle de la nation. Selon El Djeïch, ce scrutin constitue non seulement « une étape cruciale dans la consolidation de l’État de droit et des institutions », mais représente également le socle du parachèvement du projet global de « l’Algérie nouvelle et victorieuse ».

Dans ce cadre, El Djeïch a tenu à rassurer l’opinion publique en faisant savoir que l’organisation de ce scrutin se déroulera dans des conditions optimales garantissant, de manière absolue, la sécurité et la sérénité. Cette stabilité sera assurée grâce à une mobilisation totale et coordonnée de l’Armée nationale populaire et des différents corps de sécurité. L’objectif cardinal, selon la revue, est de permettre à l’ensemble des citoyens d’exercer pleinement leur droit constitutionnel et d’accomplir leur devoir national dans un climat de tranquillité totale, de transparence et de confiance mutuelle.



Veuillez activer JavaScript dans votre navigateur pour remplir ce formulaire.

Cet article vous-a-t-il été utile?

Cet article vous-a-t-il été utile?
Nous sommes désolés. Qu’est-ce qui vous a déplu dans cet article ?
Indiquez ici ce qui pourrait nous aider a à améliorer cet article.
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email