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Nationale

Législatives du 2 juillet : Front commun contre l’abstention

Législatives du 2 juillet : Front commun contre l’abstention
Les candidats sur le terrain

Au neuvième jour de la campagne, les chefs de file de la classe politique intensifient leurs déplacements sur le terrain. Face aux attentes pressantes des citoyens, tous s’accordent sur un impératif : obtenir une participation massive pour donner une légitimité incontestable à la future Assemblée.

Les leaders politiques quadrillent le pays, enchaînant rassemblements, meetings et actions de proximité. Derrière la diversité des discours, un mot d’ordre unanime résonne d’une wilaya à l’autre : mobiliser massivement les électeurs pour garantir une légitimité indiscutable à la future Chambre basse et bâtir un Parlement à la hauteur des exigences citoyennes.

Constantine a été le point de ralliement de plusieurs états-majors. Depuis la ville des Ponts, le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abdelali Hassani Cherif, a centré son intervention sur l’urgence d’impliquer la jeunesse dans les cercles décisionnels. Qualifiant les jeunes de « véritable richesse de l’Algérie », il a soutenu que leur entrée à l’APN était le meilleur levier pour renouveler le débat législatif et concrétiser la démocratie participative face aux mutations technologiques et économiques du pays.

Dans la même wilaya, la présidente de Tajamou Amel El Djazaïr (TAJ), Fatima-Zohra Zerouati, a misé sur la carte des compétences. En appelant elle aussi à un sursaut civique dans les urnes, elle a défendu des listes composées de cadres aptes à relayer fidèlement les doléances populaires, érigeant l’emploi des jeunes en pilier central du programme de sa formation.

Toujours à Constantine, la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a insisté sur la portée institutionnelle du scrutin. Pour elle, la participation active au rendez-vous du 2 juillet est un impératif pour consolider l’édifice étatique et asseoir la prospérité, rappelant que le député doit jouer un rôle pivot de « trait d’union » entre les citoyens et l’administration.

Le périple des chefs de parti s’est déployé aux quatre coins du territoire. À El-Tarf, le président du Front El Moustakbal, Fateh Boutbig, a qualifié ces législatives d’« étape charnière » pour parachever la construction d’institutions fortes et protectrices de l’intérêt général, exhortant l’électorat à accorder sa confiance aux cadres de son parti.

À l’extrême ouest, à Tlemcen, le leader de Sawt Chaâb, Lamine Osmani, a recentré le débat sur la mission du parlementaire. Il a invité les citoyens à trier sur le volet les candidats les plus rigoureux, capables d’enrichir l’hémicycle par des propositions constructives et de rester à l’écoute permanente de la population.

La quête de crédibilité et d’efficacité a également dominé les interventions à l’intérieur du pays. Depuis Bordj Bou Arréridj, le premier secrétaire national du Front des forces socialistes (FFS), Youcef Aouchiche, a exhorté les citoyens à s’engager « efficacement » dans le vote. Selon lui, cette démarche reste l’outil par excellence pour immuniser et renforcer le processus démocratique national.

Enfin, à Guelma, le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Monder Bouden, a choisi d’axer son discours sur la gouvernance locale. Il a plaidé pour la création de mécanismes permanents de coordination entre les différentes assemblées élues, une stratégie indispensable, selon lui, pour maximiser l’efficacité des projets de développement en fonction des spécificités de chaque wilaya.



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