Législatives 2026 : Le RND et El-Bina saluent une dynamique parlementaire consolidée
Au lendemain de la proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle, le Rassemblement national démocratique et le Mouvement El-Binaa affichent leur satisfaction quant à leur nouvelle assise au sein de l’Assemblée populaire nationale. Entre progression numérique et renouvellement générationnel, les deux formations politiques s’apprêtent désormais à entamer leur mandat avec l’ambition de peser sur les réformes structurantes du pays.
La proclamation officielle des résultats définitifs des élections législatives du 2 juillet 2026 par la Cour constitutionnelle a marqué le coup d’envoi d’une nouvelle séquence institutionnelle pour l’Algérie. Dans la foulée de cet arbitrage souverain, les leaders du Rassemblement national démocratique, Monder Bouden, et du Mouvement El-Binaa, Abdelkader Bengrina, ont tenu des points de presse respectifs à Alger pour dresser le bilan d’un scrutin aux enjeux multiples.
Cette étape, bien que marquée par un taux de participation global de 21,24 % à l’intérieur du pays, a permis de stabiliser la composition de la nouvelle Assemblée populaire nationale et de définir les rapports de force entre les principales formations politiques engagées dans le processus d’édification institutionnelle.
Le secrétaire général du RND, Monder Bouden, a exprimé sa satisfaction quant à la performance globale de son parti, qui obtient officiellement 74 sièges. Cette progression, qui témoigne d’un gain net par rapport à la législature précédente, conforte la place du RND comme un acteur incontournable de l’échiquier politique national. Au-delà des chiffres, Monder Bouden a insisté sur la mutation sociologique de son groupe parlementaire.
Il a notamment souligné une représentativité féminine en forte hausse, avec six députées contre une seule lors du précédent mandat, ainsi qu’un rajeunissement marqué de ses cadres, puisque plus de 60 % des nouveaux élus sont âgés de moins de 45 ans. Si la Cour constitutionnelle a opéré certains ajustements suite à l’examen des recours, le RND entend faire de cette nouvelle ossature humaine le fer de lance de son action parlementaire.
De son côté, le Mouvement El-Binaa, porté par une dynamique ascendante, a accueilli les résultats avec une satisfaction non dissimulée, voyant ses efforts de mobilisation récompensés par l’obtention de 40 sièges. Lors de son intervention, Abdelkader Bengrina a salué la sérénité avec laquelle le scrutin s’est déroulé, adressant ses remerciements aux citoyens ayant accordé leur confiance à son programme.
La formation a d’ailleurs bénéficié des arbitrages finaux, récupérant deux sièges supplémentaires par rapport aux estimations provisoires de l’Autorité nationale indépendante des élections. Mettant en avant une moyenne d’âge de 44 ans pour ses députés et une présence féminine renforcée, le mouvement réaffirme son engagement à renforcer le front intérieur et à contribuer activement à l’édification d’une Algérie forte.
Le traitement des recours par la haute juridiction, qui a reçu 43 dossiers de contestation sur les 320 déposés, aura donc agi comme un filtre garantissant la régularité du scrutin. Si cet exercice a conduit à des ajustements de sièges pour certaines formations, il a également permis aux partis politiques de clarifier leur positionnement.
Désormais, le RND et le mouvement El-Binaa se tournent vers l’avenir, avec la volonté affichée de traduire leur représentativité parlementaire en actions concrètes au service des attentes citoyennes et des grands projets de développement nationaux. Pour ces deux acteurs, l’enjeu des cinq prochaines années sera de transformer ce succès électoral en un levier d’influence politique durable au sein de l’hémicycle.