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Législatives 2017 : Quelle alliance pour les islamistes ?

Législatives 2017 : Quelle alliance pour les islamistes ?

Avec l’entrée en lice de la majorité des partis islamistes, certains observateurs s’interrogent sur la capacité de ces mouvements à réaliser une alliance électorale lors des prochaines élections législatives.

Pourtant, une expérience minime politiquement, puisqu’elle s’est confinée au niveau APN, a sans doute donné quelques résultats. L’alliance de l’Algérie verte (AAV) aura été plutôt une création « parlementaire » de mode, puisqu’elle a surgi de la vague dite du printemps arabe.

A cette époque, en juin 2012, les islamistes pensaient qu’ils étaient à leur apogée dans le monde arabe et se positionnaient comme une alternative plausible aux partis traditionnels ou aux régimes en place.

Leur alliance parlementaire n’était qu’une réaction ou un « réflexe » politique, dont les directions et la base ont vite déchanté.

Aujourd’hui, même le MSP le dit. Cette expérience de l’AAV a causé du tort au parti et n’a pas servi ses desseins. Une AAV qui ne survivra pas aux nouveaux dispositifs de la loi électorale, dont la barre des 4% est déjà un gros os pour la majorité des partis politiques du pays.

Au niveau de la mouvance, on a bien évoqué et débattu de la question de l’alliance et de la constitution d’un front politique et électoral, d’autant que le rapprochement et les convergences idéologiques s’y prêtent.

Mais Mokri Abderrezak, le patron du MSP, vient de trancher d’une manière laconique, en abordant cette problématique lors de la session récente du majliss echoura. « Le MSP ne reproduira pas l’expérience de l’AAV avec El Islah et Ennahdha ».

Cavalier seul ? Pas si sûr, nous dit-on dans l’entourage du MSP. Ainsi, on affirme que des prémices de contact et des passerelles viennent d’être jetés entre quelques petits partis avec le MSP.

Selon l’ancien président du majliss echoura du MSP, une alliance est possible uniquement avec les partis issus de l’école de feu Nahnah, le chef spirituel du parti.

Autrement dit, le MSP pourrait bien se lier avec le Front du changement de Menasra, et le Mouvement de l’édification nationale de Dane, deux dissidents qui se réclament de l’école historique de Nahnah. Selon Saidi, l’un des partisans de Soltani, l’ancien chef du MSP, cette alliance pourrait bien se réaliser au niveau local et régional, selon différentes formes. Le débat en est encore à ses premiers balbutiements au niveau des instances du MSP.

D’un autre côté, il semble qu’El Islah et Ennahdha vont faire le forcing lors de ces élections, car ils considèrent que la barre des 4% est difficile à atteindre et qu’il s’agit, avec ces législatives, d’une question de vie ou de mort. C’est valable pratiquement pour tous les partis politiques, qui veulent marquer leur territoire et arracher des sièges dans le futur Parlement. 

Seule énigme, demeure cette position du mouvement de Djaballah, le PLJ, qui n’arrive pas encore à trancher sur sa participation, bien que tous les signes convergent vers une présence aux législatives. Djaballah, qui adore jouer les « solo », a déjà refusé de rejoindre l’AAV. Il lui sera encore plus difficile d’accepter des offres d’une alliance avec le MSP ou avec une autre formation islamiste.

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