L’efficacité énergétique au cœur du SIVECC – Le Jeune Indépendant
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L’efficacité énergétique au cœur du SIVECC

L’efficacité énergétique au cœur du SIVECC

Il ne suffit pas d’installer des équipements moins énergivores pour aller vers une économie d’énergie prônée par les autorités, mais il est nécessaire d’instaurer toute une culture de consommation énergétique à tous les niveaux. Le Salon de la ventilation, de l’électricité, du chauffage et de la climatisation est une occasion pour évoquer les nouveautés dans ce secteur, mais aussi pour soulever les contraintes rencontrées sur le terrain.

Pour sa 3e édition, le Salon de la ventilation, de l’électricité, du chauffage et de la climatisation, regroupant les professionnels du secteur, a ouvert ses portes hier, avec la participation de plus de 80 exposants. L’occasion pour les participants de présenter les nouveautés, notamment en termes d’économie de l’énergie, mais aussi de soulever les contraintes auxquelles font face les opérateurs.

A l’ère de l’efficacité énergétique, où les appels des spécialistes et des autorités se multiplient sur l’exigence de réduire la consommation en énergie, les acteurs du secteur essayent tant bien que mal de répondre à cette nécessité, et ce à travers la fabrication ou l’importation d’équipements moins énergivores. Mais cette volonté est confrontée à un manque de marché du fait qu’on opte pour des équipements moins chers sans se soucier de la consommation d’énergie.

Comatec, fournisseur des équipements de chauffage et de climatisation moins énergivores, à travers le recours notamment à un système de récupération d’énergie, a confirmé cette tendance. « C’est un équipement plus coûteux par rapport aux produits standards certes, mais qui consomme moins d’énergie. Malheureusement, on opte pour les produits moins chers », a indiqué Nassim Takhamti, directeur de projet à Comatec, lequel a cependant souligné l’intérêt exprimé par les clients du secteur public, citant l’équipement d’un grand hôpital à Alger avec ce matériel qui consomme moins d’énergie.

La solution, selon lui, c’est d’exiger l’utilisation de ces équipements. « Il y a un manque en termes de prescription. Il faut exiger l’utilisation des équipements récupérateurs de chaleur et donc moins énergivores », a indiqué le directeur de projet de Comatec, qui est aussi le représentant officiel de plusieurs marques internationales. C’est dans ce sens qu’il a préconisé une collaboration avec l’Agence nationale pour la promotion et la rationalisation de l’utilisation de l’énergie (Aprue).

Cette dernière est justement présente à cet événement pour sensibiliser les opérateurs industriels mais aussi les particuliers sur le programme national de l’énergie. « Il faut d’abord créer un marché, et les producteurs vont automatiquement s’adapter », selon Tahar Moussaoui, directeur de la communication et de la formation à l’Aprue. Si l’utilisation d’un équipement moins énergivore est le maillon fort de la réduction de la consommation d’énergie pour certains, d’autres estiment qu’il faut instaurer tout une culture de rationalisation d’énergie.

C’est l’avis de la société Fact Algérie, spécialisée dans l’installation des équipements de climatisation, ventilation et réfrigération. Selon le représentant de la société, qui a affirmé que c’est le prix du matériel qui détermine le choix du client et non pas son degré de consommation de l’énergie, il est nécessaire d’instaurer tout une culture de consommation de l’énergie à tous les niveaux, soulignant aussi l’importance d’une bonne installation pour éviter des fuites et, par conséquent, réduire la consommation en énergie.

Ce rendez-vous considéré comme étant incontournable pour les professionnels du métier est aussi une occasion de présenter la production algérienne, qui aspire à conquérir le marché international, principalement africain. C’est le cas pour la SARL Ouest équipement spécialisée dans la fabrication des échangeurs de chaleur destinés au domaine du froid. « C’est un produit 100 % algérien et nous sommes leader en la matière en Algérie. On vise l’exportation vers plusieurs pays africains, à l’instar de la Tunisie et de la Mauritanie », a indiqué Lotfi Bouchakour de la Sarl Ouest équipement, lequel a néanmoins fait part des contraintes du terrain. Il s’agit principalement de la taxe de 15 %, en plus de la TVA, imposée à l’importation de la matière première, comme le cuivre en rouleau, alors qu’une taxe de 5 % est imposée sur le produit fini importé. « On ne peut pas être compétitif dans ce cas. Le produit fabriqué en Algérie va coûter plus cher que celui importé », a-t-il précisé, réclamant une exonération de cette taxe pour les fabricants. « Cela permettra de produire plus mais surtout de diversifier notre activité, faire une extension et ainsi recruter plus », a-t-il souligné.

La société Cliref, spécialisée dans la fabrication des armoires Cliref, fabrication des stériblocs, traitement d’air, climatisation stérilisation et purification des blocs opératoires, qui est un équipement produit à 100 % en Algérie, demande, pour sa part, un accompagnement par les banques et aussi l’obtention d’assiette dans des zones industrielles. Le but étant d’augmenter la production et ainsi réduire la facture d’importation, et surtout aller vers l’exportation, selon le DG de la société, Azzedine Serdouk, lequel a affirmé que plusieurs cliniques et hôpitaux sont équipés avec ces produits, fabriqués par un savoir-faire algérien qui prend en considération l’aspect environnemental et aussi les normes en matière de consommation d’énergie.

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