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Nationale

Lecture au primaire  : Un plan national pour corriger les difficultés

Lecture au primaire  : Un plan national pour corriger les difficultés
Des mécanismes pédagogiques flexibles.

Le ministère de l’Education nationale a annoncé la mise en œuvre d’un dispositif national visant à prendre en charge les difficultés de lecture rencontrées par de nombreux élèves du cycle primaire. Cette démarche s’appuie sur un plan de remédiation élaboré par l’Inspection générale, intégrant des mécanismes pédagogiques flexibles et des outils d’accompagnement testés sur le terrain et ayant démontré leur efficacité.

Cette mesure a été officialisée à travers la Note méthodologique n° 850, adressée aux directions de l’éducation et aux inspecteurs de l’enseignement primaire. Le document précise les modalités d’application de l’intervention pédagogique destinée aux élèves concernés par des difficultés de lecture.

L’Inspection générale a mis en garde contre les conséquences d’une prise en charge insuffisante de ces difficultés dès les premières années de scolarité. Selon elle, l’absence d’un accompagnement adapté pourrait engendrer des répercussions éducatives, psychologiques et sociales, exposant l’élève à un risque accru d’échec scolaire ou de décrochage précoce.

Dans ce sens, le ministère a insisté sur l’importance de mettre en œuvre les dispositions réglementaires relatives à la remédiation pédagogique dans le primaire, tout en poursuivant l’application du plan conçu par l’Inspection générale. Celui-ci repose sur des outils pratiques et des mécanismes modulables, déjà expérimentés au niveau local et dont la réussite a encouragé leur généralisation.

Le département ministériel a également rappelé les dispositions du décret exécutif n° 25-54 du 21 janvier 2025, qui constitue le cadre statutaire des personnels du secteur de l’éducation nationale. Ce texte accorde une place centrale à la remédiation pédagogique, notamment en faveur des élèves du primaire.

Le ministère a mis en avant, à ce titre, l’article 70, qui définit les missions des enseignants du primaire. Ceux-ci sont notamment chargés de diagnostiquer les difficultés d’apprentissage chez les élèves en situation de retard scolaire, et de participer à l’élaboration et à la mise en œuvre de programmes de remédiation et de soutien.

Le document-cadre de l’année scolaire 2025/2026 réaffirme également la priorité donnée à l’accompagnement pédagogique des élèves présentant des difficultés repérées lors de l’évaluation de leurs acquis.

Le plan de remédiation s’articule autour de trois axes, dont le premier porte sur la correction des difficultés de lecture. Il s’agit notamment d’accompagner les élèves rencontrant des obstacles dans la reconnaissance des signes écrits, leur conversion en sons et leur articulation, que ce soit au niveau des lettres, des mots ou des phrases. Une attention particulière est accordée à la prononciation des voyelles brèves et longues ainsi qu’au respect des règles phonétiques.

Un suivi individualisé pour chaque élève

Pour garantir une prise en charge efficace des difficultés de lecture, le ministère a mis à disposition des ressources pédagogiques simplifiées et intégrées, tout en assurant la formation des inspecteurs et des enseignants de langue arabe du cycle primaire. Cette formation, déployée durant l’année scolaire 2025/2026, suit un processus structuré comprenant un test diagnostique initial, l’utilisation des supports de remédiation élaborés par l’Inspection générale, ainsi qu’un suivi individualisé du progrès des élèves à travers des fiches de progression. L’ensemble du dispositif se conclut par un test final destiné à évaluer l’efficacité des interventions menées, garantissant ainsi un encadrement rigoureux et conforme aux orientations pédagogiques fixées par le ministère.

Le troisième axe du plan détaille les modalités d’application du dispositif, qui se déploie sous la supervision de l’inspecteur de langue arabe, avec l’implication directe des directeurs d’école et des enseignants. La mise en œuvre du dispositif commence par l’identification des élèves nécessitant une prise en charge, sur la base des résultats du test diagnostique réalisé par leurs enseignants. Cette première étape permet de cibler précisément les difficultés rencontrées et de déterminer les besoins réels de chaque élève.

Une fois ce diagnostic établi, les élèves concernés sont répartis en petits groupes homogènes ne dépassant pas dix apprenants. Ces groupes sont constitués en fonction de la nature des difficultés relevées et de l’âge des élèves, en regroupant, d’une part, ceux de la deuxième et de la troisième année primaire et, d’autre part, ceux de la quatrième et de la cinquième année, et ce afin de garantir une cohérence pédagogique.

Un calendrier hebdomadaire est ensuite établi, prévoyant jusqu’à trois séances de remédiation en dehors du temps scolaire. Ces séances sont organisées avec l’autorisation préalable de la direction de l’éducation et s’inscrivent dans une démarche structurée et régulière.

Les séances sont animées par les enseignants de l’établissement, sous la supervision continue de l’inspecteur de la discipline, garantissant ainsi un suivi rigoureux du déroulement du dispositif et de l’évolution des élèves. Des rapports périodiques seront transmis pour évaluer les avancées du plan ainsi que les progrès des élèves bénéficiaires.

Enfin, le ministère a instruit l’arrêt immédiat des séances de remédiation lorsque les évaluations démontrent une amélioration réelle et un dépassement effectif des difficultés de lecture, sur la base des observations consignées dans les outils pédagogiques et des résultats du test final.



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