LEAP 2026 à Riyad : Offensive technologique des start-up algériennes
Pour sa toute première participation officielle au salon mondial LEAP 2026 qui s’est déroulé du 31 août au 3 septembre à Riyad, la capitale d’Arabie Saoudite, l’Algérie a déployé une présence stratégique portée par le ministre de l’Économie de la connaissance, Noureddine Ouadah.
Entre l’inauguration du pavillon national dédié aux jeunes pousses sous l’égide d’Algeria Venture, des interventions remarquées dans des panels de haut niveau sur la souveraineté technologique, et une série de rencontres bilatérales clés, cette immersion saoudienne marque une étape déterminante pour le rayonnement international de l’écosystème entrepreneurial algérien.
Ce jalonnage institutionnel s’est matérialisé dès l’ouverture par l’inauguration solennelle du pavillon algérien, présidée par le ministre aux côtés de l’ambassadeur d’Algérie en Arabie saoudite. Orchestré sous la houlette de l’accélérateur public Algeria Venture, cet espace dédié a offert une vitrine de premier plan aux start-up nationales, leur ouvrant de véritables perspectives d’expansion, de visibilité globale et de partenariats stratégiques à l’international.
Dans cette dynamique, M. Ouadah a arpenté les différents espaces d’exposition pour observer les avancées des multinationales de la Tech, avant de se rendre sur le pavillon dédié au capital-risque et aux jeunes pousses, où s’illustraient plusieurs autres pépites algériennes sélectionnées par le comité d’organisation.
La présence algérienne s’est également distinguée au sein des espaces de débat stratégiques à travers l’intervention du ministre dans deux panels ministériels majeurs. Le premier, axé sur la gestion de la croissance et le développement d’économies numériques centrées sur l’humain à l’ère de l’intelligence artificielle, réunissait des figures exécutives d’Afrique, d’Asie et des Caraïbes, notamment le ministre syrien des Communications et des Technologies de l’information, Abdessalam Haikel, la ministre fédérale pakistanaise des IT, Shaza Fatima Khawaja, la ministre d’Eswatini, Savannah Maziya, ainsi que Jonathan Reid, ministre de l’Innovation de la Barbade.
Lors de cette tribune, Noureddine Ouadah a insisté sur l’urgence de valoriser le capital humain qualifié et d’édifier des cadres incitatifs capables de retenir les talents au sein de leurs pays d’origine. Il a rappelé que l’accès à des infrastructures technologiques de pointe constitue le socle indispensable à l’innovation et à la souveraineté numérique.
Le ministre a en outre plaidé pour une orientation massive des investissements en R&D vers les technologies de rupture (Deep Tech), tout en mettant en lumière la Conférence africaine des start-up (ASC) comme le canal majeur de coopération continentale.
Sur la scène « Investor & Founder Stage », le second panel a traité des catalyseurs de l’écosystème entrepreneurial. M. Ouadah y a partagé le modèle algérien de réorganisation de l’écosystème de l’innovation, détaillant les mécanismes publics mis en œuvre pour faciliter le passage à l’échelle des entreprises et stimuler les synergies entre fondateurs, investisseurs et grands groupes.
En marge du programme officiel, le ministre a mené une intense activité diplomatique à travers une série d’entretiens bilatéraux. Les échanges avec Abdullah bin Sharaf Al-Ghamdi, président de l’Autorité saoudienne des données et de l’IA (SDAIA), ont ouvert la voie à un partage d’expertise accru dans la gestion des données massives. La rencontre avec le ministre syrien Abdessalam Haikel s’est focalisée sur l’approfondissement de la coopération dans les télécommunications.
Par ailleurs, les discussions tenues avec Savannah Maziya (Eswatini) et Jonathan Reid (Barbade) ont permis d’inscrire l’édition 2026 de l’African Startup Conference comme une plateforme pivot pour initier des projets communs et rapprocher leurs écosystèmes respectifs. Enfin, un entretien avec la ministre pakistanaise Shaza Fatima Khawaja a permis de finaliser les axes d’un futur mémorandum d’entente et de structurer des passerelles directes avec le Fonds national pakistanais pour les technologies.