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Le Yémen menace de fermer la mer Rouge

Le Yémen menace de fermer la mer Rouge

Le Yémen a menacé de bloquer l’accès à la mer Rouge si les attaques de la coalition saoudienne se poursuivent, c’est ce qu’a déclaré le Président du Conseil suprême politique yéménite.
Saleh al-Sammad a tenu ces propos à l’occasion d’une rencontre, lundi 8 janvier, avec Moen Sharim, l’adjoint de l’émissaire des Nations unies pour le Yémen, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed.
« Si la coalition saoudienne poursuit ses attaques et son blocus sur la région portuaire de Hodeïda, nous allons bloquer l’accès à la mer Rouge » a-t-il prévenu.
« L’ennemi traverse nos eaux territoriales au moment où notre peuple est affamé et meurt » a-t-il déploré avant de déclarer que son pays « est capable de mettre en danger les intérêts des agresseurs ». M. Sammad a en outre appelé la coalition saoudo-US à ne pas laisser la situation arriver à un point irréversible.
La poursuite de vos crimes au Yémen « affectera à jamais l’évolution du processus politique ». Parallèlement, le Président du Conseil suprême politique yéménite a affirmé que son pays est prêt à négocier « avant qu’il ne soit trop tard ».
Fustigeant la poursuite du blocus par la coalition saoudienne malgré la prétendue réouverture du port de Hodeïda, M. Sammad a déclaré qu’« aucune aide humanitaire n’a été reçu par le peuple yéménite ». La région portuaire de Hodeïda qui se trouve à l’ouest du Yémen est une région stratégique pétrolifère où les produits pétroliers se vendent à des prix incroyablement bas à cause du blocus saoudien. L’adjoint de l’émissaire onusien pour le Yémen, qui est arrivé dimanche à Sanaa pour examiner de près la situation, a quant à lui insisté sur le règlement politique de la crise.

Appel au dialogue direct avec Riyad
Dans ce contexte, le Premier ministre du gouvernement de salut national yéménite, Abdul Aziz Bin Habtoor, a appelé à un dialogue direct entre Ansarullah et l’Arabie saoudite. Les leaders d’Ansarullah et leurs alliés au sein du gouvernement de salut national, chercheraient, ainsi, à transmettre un message avec sagesse et vigilance, en ce sens que le principal acteur déstabilisant le Yémen n’est pas Mansour Hadi (président démissionnaire réfugié en Arabie), mais l’Arabie saoudite. En fait, pour le gouvernement de salut national, Hadi est un pion aux services des objectifs des Saoudiens au Yémen.
L’appel au dialogue direct avec Riyad est en fait une affirmation sur l’illégitimité de Mansour Hadi.
Cette initiative pourrait d’ailleurs renforcer l’espoir d’apaiser la situation au Yémen, étant donné que le mouvement populaire d’Ansarullah, contrairement aux Saoudiens, reste engagé à réduire une crise qui a exposé le Yémen à l’une des plus grandes catastrophes humanitaires dans le monde. Rappelons que l’Arabie et ses alliés mènent depuis mars 2015 une guerre destructrice contre le Yémen qui a fait des dizaines de milliers de tués et blessés. 

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