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Nationale

Le Wali de Bejaia : «La machine doit être dégrippée»

Le Wali de Bejaia : «La machine doit être dégrippée»

Le wali de Béjaïa, Ouled Salah Zitouni, n’ira pas par quatre chemin, pour décrire la situation de sous-développement que vit la wilaya depuis des années, cela lors de la réunion qui l’a regroupé avec des investisseurs, des chefs d’entreprises du secteur du bâtiment et des différents promoteurs publics tels que l’OPGI, la direction du logement et des équipements publics (DLEP), les bureaux d’étude, etc.

Pour le premier responsable de Béjaïa, « la wilaya est sous-développée ; elle est loin de tout progrès ; elle est classée dernière à l’échelle nationale. »

Ce constat est dressé suite aux visites qu’il a effectuées aux 52 communes de la wilaya où il a vu combien le développement local est loin d’être satisfaisant avec les retards à tous les niveaux. Mais il se veut optimiste, voire déterminé en disant que « les gens pensent que c’est un feu de paille. Mais ils verront que ce n’est pas le cas ».

Et d’ajouter : « La machine doit être dégrippée, huilée, puis mise en marche et à ce moment-là on pourra dire qu’on a commencé à travailler. » Et de souligner qu’ « un briefing est organisé tous les dimanches et un conseil de wilaya est convoqué chaque quinzaine pour faire le point sur la situation, évaluer la consommation des crédits, l’avancement des projets, apporter des solutions aux difficultés techniques, aux préoccupations et régler les situations financières des entreprises,… ».

Le manque d’entreprises performantes, la bureaucratie, sont quelques causes à l’origine du retard qu’accuse le développement dans la wilaya. Le wali a ordonné l’assainissement de la situation financière des promoteurs dont 25 sont bloquées depuis des années.

Il a confié que 36 800 unités de logements ne sont pas encore lancées, le réseau routier dans un état catastrophique, un taux de raccordement au gaz naturel de 29% seulement, une wilaya classée dernière en la matière, dit-il.

De leur côté, les chefs d’entreprises, des investisseurs ont exprimé leurs préoccupations, notamment les blocages bureaucratiques qu’ils rencontrent et qui les asphyxient et les incitent à fuir vers d’autres wilayas comme Tizi Ouzou, B.B.A, Bouira, et autres Certains ont évoqué leurs mésaventures avec les administrations concernées ; ils ont déclaré avoir contracté des crédits bancaires et acquis des moyens matériels, mais qu’ils n’arrivent toujours pas à obtenir des actes de concession pour concrétiser leurs projets.

D’autres déclarent avoir réalisé des projets mais qu’ils n’ont toujours pas été payés. A noter qu’il y a quelques jours seulement, le wali a lancé un appel aux investisseurs à venir investir au niveau des deux plates-formes industrielles de Béni Mansour et d’El-Kseur.

Par ailleurs, lors d’une réunion jeudi dernier, des investisseurs des zones industrielles de Tala Hamza, El-Kseur, Akbou , Aokas, etc., ont exposé leurs préoccupations et le fait qu’ils sont confrontés notamment à la non-viabilisation de ces sites créés depuis de très longues années. 

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