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Op-Ed

Le voisin du « dessus» sur l’hélico de Fabious…

Le débat sur la gestion de la publicité institutionnelle, inauguré par notre voisin du « dessus » , a suscité des répliques convulsives, souvent à raison. Les critères d’insertion, les lignes éditoriales, le tirage et, enfin, le nouveau ministre de la Communication nommé pour dompter la presse, disent-ils, sont le nœud gordien de la problématique du secteur.

Aujourd’hui, parenthèse ouverte, une chaîne de télévision privée laisse tourner en boucle une information mettant en avant la prochaine visite de Fabius, du ministre français de l’Economie, d’un haut responsable d’Airbus ainsi que d’une importante délégation d’hommes d’affaires français.

Parenthèse fermée !
Notre voisin du « dessus » donc et son jumeau acolyte arabophone sont groggy et grognons par l’ordre actuel de la distribution de la publicité de l’ANEP. Ils le font savoir à tue-tête. C’est comme si les seuls 20 % du marché publicitaire global en Algérie que détient cette agence étatique ne devraient avoir qu’un actionnaire majeur : le binôme « prétentieux » .

Deux canards qui manquent souvent de neutralité, d’éthique, charte de toute régulation, et qui versent dans l’activisme politique sournois vis-à-vis des stratégies politiques nationales.

Le fait d’accuser un ministre de complot est tout sauf une information. Voir en sa nomination, surprenante d’ailleurs, le dernier spahi de l’Algérie s’apprêtant à accomplir les sales besognes est, sous d’autres cieux, une affaire de TGI où le procureur de la République s’autosaisira automatiquement pour atteinte à la dignité de la personne, voire aux intérêts fondamentaux de la Nation, vu que le ministre n’est pas plus qu’un exécutant de la politique d’un Président élu, jusqu’à preuve du contraire, au suffrage universel.

Voilà les codes appliqués ailleurs et que le ministre voudrait bien normaliser à travers la formation des journalistes.

Nous ne défendons aucun ministre et tous se valent. Y compris dans la médiocrité, cela s’entend. Mais la liberté de la presse, les Unes sensationnelles, les brèves tendancieuses, le people… s’arrêtent aux frontières de l’information. Exception faite du journalisme d’investigation où les fameuses sources autorisées, bien informées, introduites, proches, très proches des proches de, couchés-accouchées… n’ont droit à aucun sens brillant de l’exergue ou de l’exclusivité.

D’autre part, la rogne du voisin du « dessus » gémit d’un timbre tout juste plaintif. Ce qui donnerait complètement raison à un confrère chroniqueur, chutant par un constat dans le mille : « Jouer aux riches qui, se voyant plus cigales que fourmis, n’ont pas su anticiper les choses, pour voir qu’une nouvelle géographie politique et économique est en train de se dessiner dans le pays… « .

Si la France de Mitterrand et de Chirac avec le « qui-tue-qui « , celle de Sarkozy avec les « printemps arabes « , avec son « Algérie dans un an « et son Kouchner aimant le « lit « des nouvelles générations algériennes qu’il ait désiré notifier une promotion… a permis au voisin du « dessus « de concocter une ligne éditoriale orientée vers les alibis de l’ex-colonisateur et se faisant empocher le jackpot via UbiFrance… celle de Hollande et de son ministre Fabius récupère l’ardoise. Le souci est de montrer patte blanche à une Algérie définitivement admise comme indépendante et, mieux ou pis encore, comme un partenaire à part entière.

Fabius n’a eu aucun mal à cligner de l’œil à l’adresse d’UbiFrance en s’offrant aux bras de Morphée face à Bouchouareb. Le voisin du « dessus « n’y a vu que du vent. Fabius sait que les « mauvaises publicités « du voisin du « dessus « le pénaliseront, lui et son pays. Fabius est nationaliste. Voilà la bonne graine que le voisin du « dessus « devrait se mettre sous la gencive.

Les nationalistes algériens trompés par un seul message politique s’attendront toujours à une réponse étatique forte. Fabius et ses conseillers ont certainement étudié ce mouvement de balancier qui pénalise toutes les vanités françaises, souhaitant récupérer son rang commercial de leader face à d’autres partenaires, autrement plus sérieux. Respectueux.

Pourquoi s’en prendre alors aux collègues, qui n’ont jamais rouspété d’un quelconque partenariat avec la France ?
Pourquoi le ministre ?

L’Algérie avec ses pôles industriels atteindra dans deux ans un marché de la publicité d’un milliard de dollars. Le monopole de l’ANEP est quasi insignifiant. Mais la peur est grande, car ces pôles-là obéissent à la règle qui dit ne pas mordre la main qui nous nourrit. Autrement dit, les politiques algériens. Deux solutions s’imposent en final : relever définitivement le pantalon en oubliant tous les « écarts « tendancieux ; saisir Fabius qui sera bientôt ici pour embarquer dans le premier hélico construit en Algérie…

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